Attitude des consommateurs : D’après les sondages…

Probabilité que les ménages réduisent leur nombre de véhicules Compte tenu de la grande popularité des services d'autopartage et de transport nouveau genre qui ont intégré le marché canadien, quelle est la probabilité qu'en conséquences, vous réduisiez le nombre de véhicules de votre ménage? (Photo : Canadian Black Book)

Un nouveau sondage scrute l’esprit de consommateurs canadiens de véhicules automobiles.

Nous venons de prendre connaissance des conclusions de la toute dernière enquête annuelle auprès des consommateurs menée par Ipsos pour le compte du Canadian Black Book (CBB). Notre enquête de l’an dernier portait essentiellement sur la compréhension qu’ont les consommateurs de la dépréciation, surtout par rapport à leurs propres véhicules. Nous avons poursuivi sur ce thème cette année en demandant aux Canadiens comment ils envisageaient leurs futures habitudes d’achat de véhicules.

Pour ce sondage, un échantillonnage représentatif de 1011 Canadiens provenant du panel en ligne d’Ipsos a été interrogé. Un système de pondération a ensuite été utilisé afin d’équilibrer les données démographiques pour assurer une juste représentation de la population adulte canadienne.

Nous avons d’entrée de jeu d’excellentes nouvelles pour l’industrie automobile ! Une proportion de 62 % des répondants a affirmé prévoir acheter un véhicule d’ici les 24 prochains mois, soit une hausse de 12 % par rapport au sondage de l’an dernier ! Voilà qui augure bien pour préserver la santé commerciale de notre industrie. Ce sont les acheteurs masculins et les 18-34 ans qui ont affiché la plus forte croissance des intentions d’achat, à 21 % et 11 % respectivement. Les données par région indiquent que la hausse la plus substantielle des intentions d’achat par rapport à l’enquête de l’an dernier se trouve en Ontario, soit une augmentation de 9 %, pour atteindre 65 %.

Chez CBB, nous suivons avec grand intérêt les changements au sein de l’industrie, particulièrement ceux susceptibles de modifier les futures habitudes d’achat des Canadiens. Ces préférences façonneront l’avenir de l’industrie automobile et influeront sur la valeur des véhicules d’occasion et, par conséquent, sur nos prévisions de la valeur résiduelle des véhicules loués.

À propos du prix du carburant

Pour examiner la voie qu’ils emprunteront dans le futur, nous avons demandé aux consommateurs  comment ils réagiraient à une hausse théorique de 0,25 $ par litre de carburant. Qu’ont-ils répondu ? Eh bien, 43 % de tous les Canadiens envisageraient d’acheter un véhicule à carburant de remplacement si l’essence venait à grimper de 0,25 $ le litre. Sans surprise quant à la province ayant la plus haute conscience écologique, 54 % des citoyens de la Colombie-Britannique ont affirmé qu’ils songeraient à remplacer leurs véhicules par un modèle à carburant de remplacement.

Le tiers (32 %) des Canadiens opteraient pour un véhicule plus petit et moins gourmand que celui qu’ils possèdent, mais toujours à motorisation à essence. Deux sur dix (20 %) songeraient à acheter un véhicule plus petit que le leur (voiture, camion ou VUS) mais similaire, alors que 12 % changeraient de style de véhicule, passant par exemple d’un camion à une voiture, ou d’un VUS pleine grandeur à un VUS compact. Un consommateur sur dix (10 %) achèterait un véhicule à diesel, tandis que 12 % des sondés ne remplaceraient pas leur véhicule actuel, mais se déplaceraient davantage par transport collectif, à pied ou à vélo.

Finalement, trois Canadiens sur dix (30 %) disent qu’une augmentation de 0,25 $ le litre d’essence n’aurait absolument aucune incidence sur le choix de leur prochain véhicule. Rien d’étonnant, puisque le prix du carburant est au niveau de celui du printemps 2014.

Comme lors du sondage de l’an dernier, nous voulions connaître les ressources vers lesquelles les consommateurs se tournent lorsqu’ils magasinent un véhicule. Quand on leur a demandé de classer les trois ressources les plus utilisées lors de cette démarche, 51 % des consommateurs ont dit s’en remettre aux critiques automobiles et 45 % aux amis et à la famille. Les calculateurs de valeur d’échange en ligne occupaient la troisième place pour 30 % des acheteurs canadiens. Voilà de quoi se réjouir.

Valeurs dépréciées

Il est étonnant de constater qu’encore 21 % (une hausse de 4 % par rapport à l’an passé) de la population totale n’ont aucune idée de la valeur de leur véhicule actuel lorsqu’ils se présentent chez un concessionnaire pour l’achat d’un autre véhicule. Nous recommandons depuis toujours aux consommateurs de consacrer le même temps à s’informer de la valeur de leur véhicule actuel qu’à configurer le nouveau.

Autre constatation assez remarquable : à peine 2 % des sondés ont correctement indiqué que la plus importante part du coût de propriété d’un véhicule est la dépréciation ; même il s’agit d’une hausse de 1 % sur l’an dernier, il reste tout de même que 98 % d’entre eux ne le savent pas du tout ! Pour la plupart des répondants, l’assurance venait en premier, suivie de l’entretien et du carburant (32 %, 24 % et 22 % respectivement).

Autopartage

Outre le prix du carburant, il existe un autre facteur à considérer lorsqu’il s’agit de dresser le portrait du futur consommateur automobile canadien : l’explosion des services d’autopartage. Devrait-on entrevoir une diminution du nombre de véhicules par ménage ? Grâce à leur grande popularité, les nouveaux services de transport comme Car2Go, Autoshare-Enterprise, ZipCar et Uber constituent une solution de rechange à l’achat d’un véhicule.

Même si la majorité des Canadiens disent ne pas songer à réduire le nombre de véhicules de leur ménage en raison de ces nouveaux services, certains le feront tout de même et disent l’envisager dans le futur.

Pour 25 % de nos répondants, le nombre de véhicules du ménage devrait diminuer d’ici deux ans. Et 31 % d’entre eux pourraient emboîter le pas d’ici cinq ans, alors que ce pourcentage serait de 40 % d’ici dix ans. Il semble donc probable que ces services auront une incidence sur la possession d’un véhicule, du moins à long terme.

Voilà qui vient conclure notre sondage des intentions des consommateurs canadiens de véhicules automobiles. Il s’y trouve quelques bonnes nouvelles pour l’industrie – et certains indices que des changements sont à prévoir, puisque les consommateurs évalueront de plus en plus toutes les options qui leur sont offertes en matière de transport. Et pourquoi pas un service d’autopartage qui n’offriraitque des cabriolets rouges tout électriques? Souhaitons-nous-le !

Paratagez-le !