Entrevue avec Yves Varin : le CBB reconnaît le programme de l’AMVOQ

Yves Varin, directeur général de Canadian Black Book (Photo: Canadian Black Book)

Yves Varin, directeur général de Canadian Black Book (Photo: Canadian Black Book)

Le Canadian Black Book (CBB) reconnaît désormais l’utilisation des Valeurs contrôlées pour véhicules d’occasion certifiés (VCVOC) sur tous les véhicules enregistrés dans le cadre du programme de Véhicules d’occasion certifiés (VOCA) de l’Association des marchands de véhicules d’occasion du Québec (AMVOQ). Yves Varin, directeur général du CBB, a pris le temps d’expliquer à AutoJournal les tenants et les aboutissants de cette reconnaissance, qui a été annoncée au congrès de l’AMVOQ, tenu en octobre à Québec.

Que signifie cette reconnaissance pour l’AMVOQ et le CBB ? 

Dans le cadre du programme de certification de véhicules d’occasion de l’AMVOQ, la collaboration entre le Canadian Black Book et l’association s’établit principalement au plan des valeurs au détail, plus précisément en ce qui a trait aux valeurs finançables additionnelles dont les prêteurs participants pourront se servir afin d’évaluer le montant des prêts au détail consentis aux consommateurs désireux de se procurer un véhicule d’occasion certifié AMVOQ.

En fait, il ne s’agit pas ici d’un endossement de la part du CBB – puisque le programme d’accréditation est géré à 100 % par l’AMVOQ –, mais plutôt d’une reconnaissance des processus mis en place par l’association afin d’assurer des critères d’admissibilité élevés tels que des inspections en profondeur (154 points), des réparations effectuées selon un cahier de charge précis, des vérifications aléatoires effectuées par des ateliers indépendants, etc. À nos yeux, ce sont ces balises mises en place par l’AMVOQ elle-même, ainsi que le désir marqué de cette association et de ses marchands participants de voir au respect de règles strictes édictées en matière de remise en état des véhicules avant leur revente, qui donne la véritable valeur additionnelle à chacun de ces véhicules.

Pour sa part, le Canadian Black Book n’en fait que le constat formel par le truchement de son registre national, et ce, en calculant de façon spécifique pour chacun d’eux la « Valeur contrôlée » applicable. En effet, l’an dernier, le CBB a mis sur pied un registre national des véhicules certifiés au profit des institutions financières et de certains constructeurs. Ces derniers désirent pouvoir financer, chacun à sa façon, de plus gros montants sur des véhicules de plus grande qualité, tout en ayant un moyen fiable de s’assurer de la certification en bonne et due forme des VOC qui leur sont présentés au jour le jour. C’est justement là que le CBB intervient en leur permettant de mieux évaluer la plus-value réelle applicable à chacun de ces véhicules certifiés, faisant en sorte que les prêteurs sont davantage disposés à « s’étirer le cou » dans de tels cas.

Voilà pourquoi le Canadian Black Book a créé le premier registre national des VOC afin de répertorier tout cet inventaire au même endroit. L’enregistrement des véhicules est obligatoire pour participer au programme VCVOC du Canadian Black Book. Pour simplifier ce processus, l’enregistrement sera assuré en temps réel par le système de gestion utilisé par l’AMVOQ, le GVO3. Une section spéciale sera réservée à ces véhicules sur le site Web de l’AMVOQ (www.amvoq.com) et du CBB (www.canadianblackbook.com). C’est d’ailleurs par l’entremise de ce registre que les marchands et prêteurs pourront consulter, grâce au NIV du véhicule, la valeur contrôlée des véhicules admissibles à ce programme. Ultérieurement, les valeurs contrôlées seront disponibles à partir des différentes applications Web et électroniques offertes par le Canadian Black Book, réunies sous le nom de CBB Connect.

Quelle est la différence de prix entre un véhicule certifié et un véhicule non certifié ?

La valeur contrôlée retrouvée au sein du registre national représente la plus-value réelle et calculée individuellement pour chacun de ces véhicules inspectés, réparés, remis en état selon des normes strictes et jouissant d’une garantie supplémentaire d’une durée minimale d’un an. Il est important de ne pas confondre les termes « véhicule certifié » et « véhicule certifiable ». En fait, la différence de coût entre ces deux statuts représente approximativement la fameuse Valeur contrôlée du CBB dont il est question ici.

 

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