Annie Laliberté : le feu sacré de l’entrepreneuriat

Mobilis

Annie Laliberté,
directrice générale
et coassociée,
Beauport Hyundai
(Photo: Corporation Mobilis)

Lauréate du prix Coups de foudre d’affaires 2015 – dans le volet Accomplissement –, remis par l’Association des femmes entrepreneures de Québec (AFEQ) en mai, Annie Laliberté incarne ce que l’entrepreneuriat féminin a de mieux à offrir au Québec.

La directrice générale et coassociée de Beauport Hyundai, au sein du Groupe Daigle, n’est pas la dernière venue dans l’industrie. Après deux baccalauréats, elle a touché à l’aéronautique pour finalement entrer chez un concessionnaire, à titre de secrétaire des ventes et commis comptable. Sa passion l’a poussée à décrocher un diplôme de mécanique automobile, ce qui lui a ouvert d’autres portes. Elle a occupé les fonctions de conseillère aux ventes, de conseillère technique, de directrice commerciale, de directrice des pièces et du service et de directrice générale.

À la fin des années 90, elle entame une carrière chez Kia. À l’époque, le constructeur coréen en était à ses balbutiements en sol canadien. Elle a gravi les échelons, passant de coordonnatrice du service à la clientèle et de la garantie, à directrice de district des pièces, service et ventes, puis à directrice adjointe régionale chez Kia. Elle a aussi occupé un poste de directrice de territoire-ventes chez Toyota Canada, pendant sa carrière en entreprise. Sa volonté de renouer avec sa fibre entrepreneuriale l’a menée à la direction d’ALBI Kia de Mascouche. Mais c’est à Québec, dans sa ville natale, qu’elle a choisi de poursuivre sa carrière alors qu’elle est devenue directrice générale de Beauport Hyundai en 2008 et coassociée en 2011 avec son conjoint, Paul Daigle, président du Groupe Daigle, et Yves Duval, directeur des opérations fixes chez Beauport Hyundai.

Une entrepreneure avisée et accomplie

Sa carrière, Annie Laliberté l’a bâtie en mettant à profit ses acquis, en les adaptant à ses besoins et en n’hésitant pas à aller chercher des compétences pour peaufiner ses connaissances. Résultat : elle a maintenant une compréhension accrue de son industrie, de sa clientèle, de ses produits, mais aussi de son personnel. « Lorsqu’on parle à nos employés et qu’on a fait ce qu’ils font, ça nous permet de bien les conseiller et de leur donner des outils. Ça rend notre discours plus crédible », explique-t-elle. En contrepartie, les employés m’apportent eux aussi des connaissances ; j’apprends chaque jour », confie-t-elle.

Sur ce prix qui lui a été accordé, Annie Lalibertéreste humble : « Nous sommes rarement reconnus par d’autres associations que notre constructeur automobile. Je n’avais jamais été reconnue en dehors de notre industrie. C’est un honneur, mais c’est aussi beaucoup d’émotions. J’étais un peu réticente au départ, car je ne voulais pas me mettre trop à l’avant. Finalement, je l’ai assumé. Je me suis dit que ça me donnerait deux opportunités : remercier non seulement les gens qui m’ont aidée à devenir ce que je suis, mais aussi ma fille et mon équipe. Puis, de parler aux jeunes entrepreneures pour leur dire : “Si vous aspirez à suivre cette voie, faites-le.” »

Tournée vers l’avenir

Des défis attendent toujours Mme Laliberté qui, à l’aube de la cinquantaine, entretient toujours le feu sacré de l’entrepreneuriat. « L’objectif immédiat est de conserver le momentum qui a fait notre succès. Mes associés et moi voulons amener Beauport Hyundai à un niveau supérieur. Pas seulement au plan des ventes et de la rentabilité, mais aussi de la rétention des employés et de la clientèle. Nous voulons que tout le monde soit heureux. Quand ce sera atteint et maintenu, nous verrons la suite au sein du Groupe Daigle. Nous continuerons à suivre la philosophie du Groupe, qui est très dynamique », conclut-elle.

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