Voitures usagées de Mont-Laurier : proximité, honnêteté et humanité

Voitures usagées de Mont-Laurier : proximité, honnêteté et humanité
Voitures usagées de Mont-Laurier se situe à un endroit stratégique, sur la route 117, entre l’Outaouais, l’Abitibi et Montréal. (Photo : Josée Hamelin)

On entend souvent que la clé pour se démarquer et bâtir une clientèle fidèle, c’est d’être honnête et transparent. Mais combien l’appliquent vraiment ?

En 33 ans de métier dans la vente d’occasion, le propriétaire de Voitures usagées de Mont-Laurier, Michel Parent, n’a jamais eu à se présenter en cour pour régler un litige avec un client ou avec un employé. Il n’aime pas les conflits ; c’est pourquoi il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que les consommateurs soient satisfaits.

Très accessible, joignable en tout temps sur son téléphone cellulaire, il s’assure que le service offert à la clientèle est personnalisé et humain. Dans une municipalité d’un peu plus de 13 000 habitants, où la compétition avec les marchands de véhicules neufs est féroce et où tout le monde se connaît, il faut se démarquer. M. Parent a trouvé sa niche dans l’honnêteté et la proximité.

« Nous ne sommes pas juste des vendeurs ou des mécaniciens, nous sommes aussi des psychologues, des conseillers, des humains empathiques, à l’écoute des besoins des gens. Nos clients, ce sont nos amis », fait-il valoir.

Conscient, par exemple, que le salaire moyen de la population de Mont-Laurier est plutôt modeste, il choisit d’accommoder chaque client avec du financement adapté à sa situation. Pas question de refuser une vente sous prétexte qu’une personne traverse une période plus difficile et que son crédit en paye le prix.

« On ramasse souvent des miettes laissées de côté par les concessionnaires de véhicules neufs et on en prend soin sans jugement, poursuit-il. Mon adjointe s’y connaît en financement, c’est son métier. Elle prend le temps d’écouter les gens, de les consoler parfois, parce qu’ils traversent une période creuse et ont moins d’argent. En fin de compte, on trouve toujours une solution. »

Une équipe dynamique, composée de Michel Parent, Denis Ratté, Claude Ouellette, Daniel Gagnon, Cindy Léveillée et Claude Charette. Absent de la photo: Firmin Meilleur. (Photo : Voitures usagées de Mont-Laurier)

Prioriser la qualité avant la quantité

Le propriétaire de Voitures usagées de Mont-Laurier le spécifie d’entrée de jeu : il vend de tout, mais il ne vend pas n’importe quoi. Tous les véhicules dont il fait l’acquisition dans les encans ou dans les concessions, mais aussi par l’entremise de retours de location et de particuliers, sont choisis avec soin. Avant d’être remis en vente, ils sont inspectés et réparés à l’atelier de mécanique aménagé sur place. Le centre d’occasion, qui vend entre 150 et 200 véhicules par année, en conserve une trentaine en stock durant l’hiver, et une cinquantaine l’été, M. Parent préférant maintenir un petit inventaire et le renouveler constamment. Il insiste sur l’importance de vendre des produits de qualité.

« Je ne vendrais jamais un véhicule que je n’achèterais pas moi-même. On a toujours été honnêtes, on est reconnus pour ça. Les clients le sentent. »

La salle d’exposition présente de tout, de la berline à la camionnette, en passant par le VUS de quelques années d’usage. On y reçoit une clientèle très variée ; qu’elle soit à l’aise ou moins fortunée, tout le monde y trouve son compte.

« On vend des véhicules plutôt récents, lesquels n’ont parfois qu’un an d’usage. Ils ont l’air neufs. Si un client demande un modèle en particulier que nous n’avons pas en stock, on fait les recherches nécessaires pour le trouver, toujours dans l’optique d’offrir un service personnalisé. »

Travailler sa réputation

Michel Parent est marchand de véhicules d’occasion à Mont-Laurier depuis 1985. Si l’emplacement de son entreprise a changé à quelques reprises, le nom de celle-ci est resté le même. D’abord associé à deux de ses amis pour la création de Voitures usagées de Mont-Laurier, il est devenu le seul propriétaire de l’établissement en 2006, rachetant les parts de ses collaborateurs. La bâtisse se situe aujourd’hui à un endroit stratégique, sur la route 117, entre l’Outaouais, l’Abitibi et Montréal.

« Le marché de l’occasion était difficile à l’époque, parce que les marchands en général avaient moins bonne réputation. Notre image positive, on l’a bâtie au fil du temps en offrant le meilleur service après-vente et en vendant des véhicules fiables avec lesquels les gens n’ont pas de problèmes. »

Bien que la réputation du marchand ne soit plus à faire aujourd’hui, les défis demeurent grands, puisque son point de service trône au milieu de nombreuses concessions de véhicules neufs qui proposent aussi de l’occasion. « Ce n’est pas facile, mais on parvient à se tailler une place à travers ça. Je suis le seul à ne vendre que de l’occasion dans la ville de Mont-Laurier. »

Son équipe inclut six employés, dont une adjointe, un vendeur, deux mécaniciens, un responsable de l’esthétique, un responsable de l’approvisionnement et une réceptionniste. « J’ai la chance d’avoir une stabilité en ce qui concerne mes employés ; certains travaillent pour moi depuis 15-20 ans. »

Implication dans la communauté

Originaire de Laval, Michel Parent habite à Mont-Laurier depuis les années 70. Comme il a toujours été impliqué dans sa communauté, notamment à titre de président de la chambre de commerce ou encore au profit de la fondation du centre hospitalier et du club de motoneige, ses concitoyens ne s’imaginent pas qu’il puisse avoir grandi ailleurs. « Mont-Laurier, c’est chez moi. Je me fais un devoir d’être un ambassadeur pour la région, de la faire rayonner par mon implication. »

Détenant le numéro 27, M. Parent a été l’un des premiers membres de l’AMVOQ lors de la création du regroupement. Il a fait partie du conseil d’administration durant une dizaine d’années, et ce, jusqu’en octobre.

« J’ai l’AMVOQ tatouée sur le coeur. En faire partie, ça ajoute à la crédibilité de notre entreprise, parce que ce ne sont pas tous les marchands d’occasion qui sont acceptés comme membres », dit-il, ajoutant que son vendeur et lui sont des conseillers certifiés du CSMO-Auto.

C’est dire qu’il est possible de faire son chemin en respectant ses valeurs et ses convictions.

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