Mégacentre d’occasion Le Prix du Gros : tracer son propre chemin

Mégacentre d'occasion Le Prix du Gros : tracer son propre chemin
Le mégacentre peut abriter environ 200 véhicules à l’intérieur. (Photos : Jean Rodier)

Un an après son inauguration, le Mégacentre d’occasion Le Prix du Gros prouve que le regroupement a eu raison de miser sur Trois-Rivières.

Il fallait de l’audace et un sens des affaires développé pour acquérir un terrain de 820 000 pi2 (76 180 m2) à la jonction des autoroutes 40 et 55, en Mauricie, afin d’y aménager un nouveau carrefour de l’automobile. « Notre groupe a démarré à Sainte-Anne-de-la-Pérade, d’où notre président Denis Dusablon est originaire, relate son directeur des communications et du marketing, Yanick Lecours, mais la croissance du Prix du Gros passe définitivement par Trois-Rivières. »

Les gérants, Robert Fafard et Roch Béland, en compagnie du président et fondateur, Denis Dusablon (au centre)

Après l’implantation des concessions Volvo, Kia et Nissan, situées juste à côté, le Mégacentre – d’une superficie de 60 000 pi2 (5574 m2) répartis sur deux étages – constitue le dernier maillon de ce carrefour, ainsi que le 22e point de vente du groupe. Celui-ci a été complété juste avant l’édification du Kia de Sorel-Tracy, dont les travaux viennent de s’achever.

La force du groupe

Sur les 750 employés du regroupement, une quarantaine travaillent au Mégacentre. Celui-ci dispose d’un centre d’esthétique muni d’un lave-auto automatique qui accélère la mise en marché, mais il faut toute une équipe pour un tel volume de vente et le reconditionnement de tous les véhicules.

Après une inspection mécanique, un débosselage (au besoin), un shampoing et des retouches, ces derniers sont prêts à être vendus. « Quand on les regarde, on se demande parfois s’il s’agit vraiment de modèles d’occasion », observe Yanick Lecours.

« On ne s’appelle pas Le Prix du Gros pour rien, affirme M. Lecours, mais ça ne veut pas dire qu’on lésine sur la qualité. » Ainsi, la majorité des véhicules des clients sont repris, mais seuls les modèles impeccables sont exposés au Mégacentre ; ceux de 6000 $ ou moins étant acheminés vers le nouveau centre de liquidation du groupe ou à des grossistes. »

Un large éventail

En stock, le Mégacentre garde environ 200 véhicules à l’intérieur et presque autant à l’extérieur, surtout des VUS, des camions et des voitures familiales. Questionné sur ce qui pousse les gens vers l’occasion, le directeur du marketing et des communications répond : « Ces modèles sont abordables, sans compter qu’avec la qualité des produits d’aujourd’hui, il y a peu de risques de se tromper.

« On parle d’occasion, enchaîne-t-il, mais les clients ne veulent plus nécessairement des véhicules de 2010. Souvent, ils veulent des modèles de deux ou trois ans dont le prix oscille entre 20 000 et 25 000 $. Toutefois, ça peut grimper vite si on prend l’exemple d’un F-150 2017 ou 2018. »

Pour s’approvisionner, le Mégacentre mise sur les véhicules des clients de ses 22 concessions, les encans et les centres de distribution, en prenant soin d’aller chercher d’autres marques que les siennes. « Nos gestionnaires travaillent très fort pour suivre l’évolution du marché et avoir ce que les gens veulent conduire en inventaire. »

Grâce à la force du réseau, Le Prix du Gros peut offrir la livraison gratuite à la grandeur du Québec, à l’aide d’une équipe de 50 commissionnaires. « Nos avons nos propres semi-remorques, illustre M. Lecours. Dans la plupart des cas, les gens se déplacent, mais il arrive que le processus s’effectue entièrement en ligne. »

Une commercialisation avant-gardiste

Pour la mise en marché sur Internet, le groupe a choisi d’être maître de ses affichages au lieu de les confier à des ressources externes. « Nous misons sur la reconnaissance du groupe, note M. Lecours, et toutes nos concessions contribuent à notre rayonnement. »

Au Mégacentre, une immense table tournante permet de photographier les véhicules avant de les téléverser directement sur son site. Comme le regroupement dispose de son propre système de gestion d’inventaire, il n’a pas besoin d’être intégré à d’autres plateformes, ce qui lui permet de gagner en efficacité.

Dans l’occasion, comme chaque modèle se compare à lui-même, les compétiteurs sont ceux qui possèdent un véhicule identique ou similaire. La force du groupe, c’est d’offrir une valeur ajoutée, signale M. Lecours. Outre la livraison gratuite, tous les véhicules usagés sont garantis 10 ans ou 200 000 km sur le groupe motopropulseur.

Une question de timing

S’il admet que Le Prix du Gros occupe une position dominante en Mauricie – où l’on retrouve une trentaine de concessionnaires de véhicules neufs –, Yanick Lecours souligne que les autres concessions font aussi de bonnes affaires. « Notre territoire est vaste, et avec ses 130 000 habitants, Trois-Rivières dispose d’une santé économique enviable. »

Il fallait voir grand pour construire ce carrefour au centre de la province. Aujourd’hui, les dirigeants du Prix du Gros récoltent ce qu’ils ont semé. Chaque année, le groupe vend entre 6000 et 7000 véhicules d’occasion et réussit à tourner son inventaire au moins cinq fois.

À sa première année d’activité, le Mégacentre d’occasion – qui s’était fixé un objectif de 1000 véhicules – l’a largement dépassé. Fiers de ces résultats, ses gestionnaires estiment pouvoir doubler leurs ventes au cours de la prochaine année.

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