Porsche Cayenne 2019 : un utilitaire qui décoiffe

Porsche Cayenne 2019 : un utilitaire qui décoiffe
Offert à partir de 75 500 $, le Cayenne se décline en quatre versions : de base, S, Turbo et E-Hybrid. (Photos : Porsche)

L’ADN de la piste au quotidien…

Avec la troisième génération de son Cayenne, récemment arrivé en concession, Porsche marie le plaisir de conduire un utilitaire dynamique et performant aux besoins de la vie de tous les jours.

Même si lors du lancement du premier Cayenne en 2002, certains puristes – ne jurant que par les voitures de piste – étaient sceptiques par rapport à la création de ce premier véhicule utilitaire par la marque de Stuttgart, les 760 000 unités vendues dans le monde témoignent du génie novateur de ce modèle pratique et énergique.

Des performances accrues

Grandement inspiré de la Porsche 911, le nouveau Cayenne est un peu plus long et plus large que l’ancien. Grâce à l’ajout d’aluminium au niveau de la carrosserie, il a pu être allégé de 65 kg, tandis que son centre de gravité, plus bas, donne parfois l’impression qu’il se cramponne au bitume lors de courbes prononcées.

Il faut dire que cette troisième génération du véhicule dispose pour la première fois de pneus de tailles différentes et de roues arrière directionnelles. Grâce à sa boîte Tiptronic S à 8 vitesses, la réactivité entre les rapports est améliorée, pour des performances bonifiées sur piste et hors route.

Offert à partir de 75 500 $, le Cayenne se décline en quatre versions : de base, S, Turbo et E-Hybrid. Le modèle d’entrée de gamme dispose d’un 6 cylindres de 3 litres turbo qui déploie 335 ch, soit 35 de plus que l’édition précédente. En optant pour le Cayenne S (92 600 $), le conducteur aura droit à un moteur biturbo de 2,9 litres assorti de 434 ch. La version E-Hybrid propulse le bolide avec une puissance combinée de 455 ch, et celui-ci dispose d’une autonomie électrique d’environ 35 km.

Enfin, les adeptes de sensations fortes choisiront sans doute le Cayenne Turbo et son 4 cylindres V8 biturbo, qui procure une puissance de 541 ch et effectue le 0 à 100 km/h en 4,1 secondes. Avec l’ensemble Sport Chrono, le conducteur pourra changer les vitesses à l’aide des palettes présentes sur le volant – un concept d’abord présenté sur la Spyder 918 – et peut-être frissonner sur piste en atteignant une vitesse de pointe de 265 km/h.

Un segment populaire

En dépit de son prix, qui avoisine ou dépasse les 100 000 $, le Cayenne accapare une large part du marché avec 2079 unités vendues au Canada en 2017, terminant deuxième en termes de volume après le Macan (3767 unités).

Au-delà des performances, il faut considérer la qualité de construction et la fiabilité. Parmi les VUS de luxe de taille intermédiaire, le Porsche Cayenne est celui qui garde la meilleure valeur selon la compilation 2018 du Canadian Black Book. De plus, la marque s’est distinguée pour l’ensemble de son oeuvre.

Chez Porsche Québec, la version la plus populaire est la E-Hybrid. « Ça fait des années que Porsche développe l’électrique ; il n’est pas étonnant qu’il ait une longueur d’avance sur de nombreux constructeurs », observe Vincent Labrecque, directeur des ventes de véhicules neufs. D’ailleurs, il est persuadé que le Taycan – premier modèle 100 % électrique annoncé par Porsche – causera de nombreux maux de tête à Tesla.

Dans les versions à combustion, les compétiteurs du Cayenne 2019 sont les Mercedes-Benz GLE, Audi Q8 et Range Rover Sport. En ce qui a trait au Cayenne biturbo, « rien ne l’égale », affirme M. Labrecque avec conviction.

Comme c’est le cas chez d’autres marques de prestige, Porsche tend à rajeunir sa clientèle. Ainsi, le client typique du Cayenne est dans la mi-trentaine ou au début de la quarantaine. Ce n’est pas nécessairement un homme : « Le modèle plaît presque autant aux femmes en raison de son côté pratique. C’est un véhicule qui va rouler la plupart du temps en mode propulsion, explique M. Labrecque. Toutefois, grâce à sa transmission intégrale à répartition active du couple, il va s’adapter aux conditions de la route et répartir la puissance nécessaire aux roues, jusqu’à offrir 50-50 à l’avant et à l’arrière. »

À l’intérieur, la console n’est pas sans rappeler les liens entre Porsche et le domaine de l’aviation.

Esthétique et personnalisation

À l’intérieur, la console n’est pas sans rappeler les liens entre Porsche et le domaine de l’aviation, auquel le fleuron allemand a fourni de nombreux moteurs. Ainsi, les conducteurs pourront utiliser le système de gestion des communications Porsche et son écran tactile à affichage personnalisable de 12,3 pouces, ou encore opter pour les boutons « physiques » situés entre le copilote et le conducteur.

Le toit panoramique de série offre une luminosité à l’ensemble de l’habitacle, faisant ressortir les nuances de la sellerie en cuir véritable. À l’extérieur, des phares LED à quatre diamants confèrent au Cayenne une identité lumineuse qui lui est propre, tandis qu’à l’arrière, une bande lumineuse tridimensionnelle laisse découvrir aux autres automobilistes à qui ils ont affaire…

En matière de sécurité, le Cayenne de troisième génération est muni de nombreuses aides à la conduite, dont le système d’avertissement et d’assistance au freinage d’urgence, qui veillera sur les familles en situation de collision imminente.

Bref, à en juger par les têtes qui se sont retournées sur notre passage à bord de ce bolide d’exception, on peut penser que le Cayenne redessiné – maintenant au goût du jour en matière de technologies – a de bonnes chances de plaire à une clientèle d’affaires, pour qui conduire rime encore avec plaisir.

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