Gamelin Auto de Sorel-Tracy : 50 ans de personnalisation

Gamelin Auto de Sorel-Tracy : 50 ans de personnalisation
L’entreprise familiale, située au 2628 boul. Fiset à Sorel-Tracy, souffle cette année ses 50 bougies. (Photos : Josée Hamelin)

En affaires depuis trois générations, Gamelin Auto réussit à tisser avec sa clientèle des liens comme il ne s’en fait à peu près plus.

L’entreprise familiale, située au 2628 boul. Fiset à Sorel-Tracy, souffle cette année ses 50 bougies. François Beaudreault, y travaille avec son oncle Christian Gamelin, cinq employés de longue date, et sa cousine Valérie Gamelin qui représente la continuité.

François Beaudreault, en compagnie de sa cousine Valérie Gamelin et de son oncle, Christian Gamelin

La petite histoire d’une institution

« Mon grand-père, Paul Gamelin, a commencé en 1969 dans une petite cabane blanche sur le bord de la route, relate M. Beaudreault. Au tournant des années 80, mon oncle Pierre Gamelin, qui terminait l’université, a intégré l’entreprise. Véritable mordu d’autos, il modulait son horaire d’étude pour assister aux encans. »

De 1969 à 1982, l’entreprise se concentre sur la vente au détail et au gros ; ensuite, le deuxième fils du fondateur, Christian (toujours actionnaire) se joint au projet. La portion location court terme de l’entreprise – aujourd’hui sous la bannière National – s’est alors greffée au portrait. En 1986, la bâtisse a été agrandie pour offrir des services d’entretien, d’esthétique et de mécanique automobile.

« Il s’en est passé des choses en 50 ans », observe le dirigeant. Pierre, alors responsable des achats et des ventes en gros, est décédé en 2006. C’est à ce moment que François, fraîchement diplômé en finances et en marketing, a décidé de revenir dans l’entreprise familiale, après un an dans le domaine bancaire. « J’ai adoré le milieu des banques, le travail avec les clients et la structure d’une grosse boîte, mais je m’ennuyais du quotidien de la PME dans laquelle je trempais depuis mes 15 ans. » D’août 2007 jusqu’au milieu de 2012, il se considère privilégié d’avoir pu travailler sur une base quotidienne avec son grand-père qui lui a tout appris du métier.

La réputation fait foi de tout

Avec le temps, l’entreprise a développé une véritable expertise dans le domaine des camionnettes ; l’aspect locatif facilitant évidemment l’approvisionnement. Ce qui aide aussi, c’est le réseau de contacts bâti par les équipes passées et actuelles. « Chez nous, on a toujours été honnête et on a pour réputation de respecter ce qui a été dit. Beaucoup de nos clients, autant pour le gros que le détail, achètent par téléphone, sans avoir vu le produit. Pourquoi ? Parce qu’ils nous font confiance et qu’on ne les a jamais déçus. »

« Encore aujourd’hui, nous croyons à cette façon de fonctionner, enchaîne M. Beaudreault. Dans notre domaine, des gens ont essayé de faire le 100 $ par-ci et par-là, ce qui a causé du tort à toute l’industrie. Comme mon grand-père l’aurait souhaité, nous continuons à faire les choses de manière droite, en pensant au suivant. » Il croit que son parcours aux HEC a aussi influencé sa vision des choses. « J’aime trouver plusieurs solutions de rechange au lieu d’avoir le nez collé sur les problèmes. »

Dans le segment des pick-up, les produits américains sont difficiles à détrôner, observe le gestionnaire, même si les modèles japonais sont intéressants et de qualité. Ici comme ailleurs, la voiture ne représente pas plus de 25 à 35 % des stocks. Il estime que les ventes en gros de Gamelin Auto représentent 30 % de la charge de travail, la location comptant pour 50 % et les ventes au détail pour 20 à 25 %.

Deux des employés présents lors de notre visite, Luc Pichette et Suzanne Bouffard.

Fournir une information juste

Il faut dire que même si le commerce ne garde qu’une quarantaine de modèles en inventaire, il a accès à un bassin locatif de près de 250 unités ; des véhicules qui finissent par être vendus, en plus de diversifier le risque. Selon le copropriétaire, en région, il est impensable de tenir des inventaires comme on en voit à Montréal ou dans les mégacentres. C’est pour cela qu’il faut se démarquer avec un service de recherche.

« Chez nous, c’est une portion du travail qui prend de l’importance. Elle nous permet d’offrir du « sur mesure » à chaque client, en capitalisant sur son besoin et sur le sentiment de confort au volant, s’il hésite entre deux modèles. » En fait, précise M. Beaudreault, « ici, on ne vend pas, on accompagne et on renseigne. »

À une certaine époque, les vendeurs de véhicules d’occasion décidaient ce qu’ils vendaient, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’acheteur sait souvent ce qu’il vient voir, connaît les stocks et a déjà sorti des comparables. L’accessibilité de l’information nous oblige à admettre ce que l’on connaît et ce que l’on devra chercher pour obtenir une réponse exacte.

Depuis quelques années, l’AMVOQ a fait un gros travail pour dire, « okay, on va vraiment s’occuper des besoins actuels des marchands », constate l’entrepreneur, et des petites choses qui dérangeaient ont changé. « Dans l’occasion, les marchands travaillent comme un seul groupe et on sent que nos intérêts sont bien défendus, que les perceptions ont changé. »

Parlant de perceptions, François Beaudreault estime qu’il y a encore de la place pour des gens qui veulent obtenir un bon service. « L’automobile, c’est une dépense tellement importante… Il est primordial de bien s’occuper de la clientèle ; ça rend tout ce processus beaucoup plus agréable. Quand je vais au restaurant le soir et que je croise mes clients, ils sont contents de me voir, parce qu’on a une relation cordiale, qui va bien au-delà de la vente. »

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