Dossier remarketing : cycle de renouvellement

Dossier remarketing : cycle de renouvellement
Certaines entreprises renouvellent leur parc après 4 ans, d’autres après 5 ans. L’important, c’est d’établir un protocole clair qui s’arrime à vos besoins.

Pour rentabiliser l’achat de véhicules neufs, les parcs se doivent d’établir un plan de renouvellement solide, surtout au moment de la revente.

Cascades, dont le parc comprend 475 véhicules, principalement au Canada, mais aussi aux États-Unis, à raison d’une trentaine d’unités, fait affaire avec la compagnie d’impartition Element, principalement pour l’achat et la revente.

Selon des calculs effectués afin de mesurer la rentabilité, l’entreprise choisit de renouveler son parc tous les 5 ans ou après 150 000 kilomètres parcourus.

En se basant sur les besoins de Cascades et sur des barèmes préétablis, notamment en ce qui a trait à la consommation d’essence, Element suggère des marques de véhicules à ajouter au sélecteur. Le parc intègre surtout des berlines et des VUS. Selon la politique interne, ceux-ci ne doivent pas surpasser une consommation de 8 L aux 100 km.

Lorsqu’un nouvel employé entre en poste, ou lorsqu’un renouvellement est à effectuer, le conducteur fait son choix et soumet une demande auprès du département de gestion de parc.

« Les employés passent par moi, lorsqu’ils doivent changer de véhicule, précise Sylvie Laroche, gestionnaire du parc autos de Cascades Canada ULC. Ensuite, le processus administratif suit son cours, avec l’autorisation des documents, la vérification du permis de conduire, et ainsi de suite. »

Si la commande est faite d’une usine, précise-t-elle, la démarche peut prendre de huit à dix semaines, après la collecte d’informations qui s’échelonne sur quelques jours.

« Dans certains cas, si le véhicule est disponible tout de suite, ça peut ne prendre qu’une semaine aussi. C’est variable. »

Le cycle diffère d’un parc à l’autre

Chez Desjardins, qui gère 800 véhicules, le cycle de renouvellement du parc s’échelonne sur une période de quatre ans ou dès que le compteur affiche 120 000 km. Selon les conseils de la firme ARI avec laquelle l’entreprise fait affaire, il est convenu que ce délai s’avère le plus rentable, considérant que les garanties pour les pièces sont toujours en vigueur durant les quatre premières années de vie d’un véhicule.

« Après cette période, la valeur de la voiture chute considérablement. On préfère renouveler les véhicules après quatre ans pour maximiser la valeur de revente », explique Sébastien Laquerre, conseiller au parc auto.

L’entreprise n’utilise pas de technologie particulière pour la gestion de son parc, mais explique que chaque employé doit remplir un registre de kilométrage. Puis, lorsque le cycle arrive à terme, le conducteur contacte le département de gestion de parc pour la commande d’un nouveau véhicule.

« Il y a à peine, trois ou quatre ans, on changeait les véhicules tous les 90 000 kilomètres ou aux trois ans. On a jugé ensuite qu’étendre le cycle était encore plus rentable. »

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