Mouvement Desjardins : gestion serrée et confiance

L’équipe dédiée au parc : Rosalie Asselin, agente de soutien ; Philippe Lemieux, technicien ; Bruno Boutet, agent de soutien ; Sébastien Laquerre, conseiller ; Dave Miville, directeur des services administratifs ; et Catherine Grenier Létourneau, conseillère. (Photos : Caroline Morneau)

De son siège social de Lévis, l’équipe dédiée au parc du Mouvement Desjardins gère 800 véhicules, principalement au Québec et en Ontario.

Chez Desjardins, on fait confiance aux conducteurs pour la gestion des véhicules. Une fois leur journée de travail complétée, ceux-ci ramènent leur voiture à la maison et peuvent l’utiliser à titre personnel. En contrepartie, chacun est responsable d’avertir le technicien ou le conseiller au parc auto lorsqu’un renouvellement doit être effectué ou lorsque survient un bris mécanique.

« On fait des rappels quand les entretiens et les changements de pneus doivent être effectués, mais en fin de compte, c’est le personnel qui doit se charger des prises de rendez-vous au garage », indique Sébastien Laquerre, conseiller au parc auto, précisant que l’entreprise s’associe à des garages à l’externe pour la maintenance.

Si des dépenses imprévues s’ajoutent à l’entretien régulier, le détenteur du véhicule doit contacter le technicien au parc chez Desjardins qui approuve la facture. Ce dernier est sollicité pour tous les travaux nécessitant des coûts de plus de 200 $.

« Notre technicien est lui-même mécanicien de métier, alors il est à même de juger si les réparations ou les changements de pièces proposés par le garagiste sont acceptables ou non. »

Le cycle de renouvèlement des véhicules s’échelonne sur une période de quatre ans ou dès que le compteur affiche 120 000 km.

L’équipe

Actuellement, une petite équipe est dédiée au parc chez Desjardins. Le conseiller et le technicien travaillent à temps plein, l’un s’occupant des diverses analyses de coûts et des dossiers plus complexes, et l’autre, du soutien aux conducteurs dans les opérations courantes. On compte également deux agents de soutien à Lévis et un autre en Ontario, lesquels sont attitrés aux tâches administratives. Le département est chapeauté par un directeur des services administratifs, qui gère également plusieurs autres départements au sein de l’entreprise.

« Depuis quelques années déjà, la gestion du parc à travers le pays est centralisée à Lévis, précise Dave Miville, directeur des services administratifs. Avant, on comptait plusieurs équipes, en fonction des secteurs. »

Outre les véhicules de tourisme que Desjardins fournit à ses employés, le parc contient aussi une dizaine de camions pour usage interne.

Depuis 2011, l’entreprise fait affaire avec ARI, principalement pour l’achat et la revente de voitures.

L’enjeu de l’électrification

Des 800 véhicules que compte le parc de Desjardins, environ 60 % sont au Québec et 40 % dans les autres provinces, principalement en Ontario. Ne souhaitant pas s’associer à un constructeur en particulier, l’entreprise change régulièrement de marques de voitures, en fonction des meilleures offres, à condition que ces dernières respectent les critères de sélection, notamment en ce qui a trait au format, au confort, à la sécurité et à la consommation d’essence.

Le sélecteur présente surtout des berlines à deux et à quatre roues motrices, des voitures à hayon, ainsi que des VUS compacts et sous compacts. Depuis 2017, le choix du véhicule hybride figure également sur la liste.

« On cherche constamment des solutions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, notamment en fournissant aux employés des voitures plus petites qu’avant et du matériel à transporter qui prend moins d‘espace », explique Catherine Grenier Létourneau, conseillère au parc auto, ajoutant toutefois que l’option hybride demeure très peu préconisée par le personnel.

« Plusieurs voudraient avoir un véhicule hybride, le problème c’est l’approvisionnement. La livraison prend souvent près de six mois, et dans la majorité des cas, nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre aussi longtemps. »

À titre comparatif, la conseillère au parc précise qu’un véhicule à essence est livré à l’intérieur de 4 et 8 semaines.

« On travaille à rendre notre parc plus vert, mais c’est tout un défi à l’heure actuelle. D’ici quelques années, nous avons confiance que ce sera complètement différent. »

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