Électrification et cannabis au programme

Électrification et cannabis au programme
Bien que la consommation de marijuana soit légale depuis le 17 octobre, nous n’en sommes qu’au lendemain de la modification législative.

Survenue la veille du dévoilement des nouveaux incitatifs à l’achat de véhicules verts par le gouvernement fédéral, la séance du congrès de la NAFA dédiée aux parcs canadiens ne pouvait tomber plus à point.

Cette année encore, une cinquantaine de personnes ont pris part à l’activité – commanditée par Mitsubishi Canada – lors de laquelle il a également été question de l’impact de l’usage du cannabis à des fins récréatives sur la sécurité des conducteurs et usagers de la route.

Prendre le virage vert

Président d’Impact Affaires publiques, Huw Williams a tracé un portrait des mesures implantées par le gouvernement canadien pour accélérer la décarbonisation des transports, lequel a investi 300 M$ sur trois ans.

Il a donc prédit, une journée à l’avance, les mesures effectives depuis le 1er mai. Ainsi, il sera possible d’obtenir une subvention de 5000 $ à l’achat de véhicules 100 % électriques, de véhicules à pile à combustible – à hydrogène – de même que pour les hybrides pouvant parcourir de longues distances ; quant aux modèles hybrides dont l’autonomie est moindre, ils seront assortis d’un incitatif de 2500 $.

Pour pouvoir se qualifier, le prix de détail suggéré par le fabricant (PSDF) des véhicules acquis grâce au programme ne devra pas dépasser 55 000 $ dans le cas d’un modèle à 6 places et 60 000 $ dans le cas d’un véhicule pouvant transporter 7 passagers ou plus.

Bonne nouvelle pour les entreprises : le stratège a mentionné que les parcs seront admissibles à ces subventions, et que celles-ci s’ajouteront aux incitatifs déjà octroyés par certaines provinces. Toutefois, puisque les entreprises bénéficient déjà d’un crédit d’impôt pouvant aller jusqu’à 55 000 $ à l’achat de véhicules verts, ils devront choisir entre l’incitatif à l’achat ou le crédit d’impôt.

Il faut dire que l’incertitude entourant les subventions et l’économie mondiale ont quelque peu ralenti les ventes en concession, les acheteurs potentiels de véhicules à moindres émissions étant également préoccupés par la disponibilité des stocks. Évidemment, certaines régions comme le Québec et la Colombie-Britannique profitent de la réaffectation des inventaires qui étaient prévus en Ontario, mais qui ont été acheminés ailleurs en raison de l’abolition du programme provincial.

Adapter ses politiques

Amy Reny, de Terrapure Environmental, Sara Church d’ARI et Kate Vigneau, directrice du développement professionnel de la NAFA ont questionné l’auditoire pour savoir où les entreprises en sont rendues par rapport à l’encadrement de l’usage potentiel du cannabis par leurs employés.

Bien que la consommation de marijuana soit légale depuis le 17 octobre, nous n’en sommes qu’au lendemain de la modification législative, ont-elles observé. Jusqu’à maintenant, peu de parcs ont vécu des problèmes à cet égard. La plupart en sont encore à modifier leur politique interne afin d’y inclure le cannabis aux substances qui, comme l’alcool et les médicaments, peuvent altérer le comportement et influencer la conduite.

Bref, en plus d’avoir pu réseauter entre eux, les participants de la session canadienne sont repartis chez eux forts de l’expérience de leurs pairs, avec en tête la possibilité de poser plus des gestes concrets pour verdir leur parc ou veiller à ce que leurs employés comprennent bien les enjeux reliés à la conduite sous l’effet de stupéfiants, même légaux.

*Rédigé avec la collaboration de Roger Constantin, Services Conseils RC

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