Faites partie de la solution

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Au cours des 100 dernières années, la voiture a été synonyme de liberté, mais de nos jours, avec les embouteillages et la pollution, est-on vraiment encore libre ?

Lors de la clôture du congrès international de la NAFA, le spécialiste en mobilité durable et auteur Lukas Neckermann a proposé des solutions pour rentabiliser la transition énergétique et inciter les parcs à être des vecteurs de changement.

Au cours des 100 dernières années, la voiture a été synonyme de liberté, mais de nos jours, avec les embouteillages et la pollution, est-on vraiment encore libre ? Avec Boston en tête (164 heures) parmi les grandes villes américaines, il mentionne que les automobilistes perdent en moyenne 143,6 h par année dans la congestion.

Et si nous changions une partie des véhicules de nos parcs par des téléphones intelligents ? a-t-il suggéré. Un sondage réalisé auprès de 17 224 personnes au début de 2018 révèle que 30 % d’entre elles seraient prêtes à se débarrasser ou se sont déjà débarrassées de leur véhicule pour plutôt utiliser des services de mobilité partagée.

D’indéniables changements climatiques

Avec les tempêtes tropicales, les inondations, les glissements de terrain et les températures extrêmes qui déclenchent des feux de forêt, on ne peut plus ignorer les changements climatiques, a-t-il soutenu. En plus des coûts sociaux et humains, ces catastrophes ont également un impact économique. Celui-ci se chiffrait à 160 milliards de dollars en 2018.

M. Neckermann a rappelé que 12 États et 274 villes des États-Unis ont signé l’Accord de Paris sur le climat, et que de plus en plus d’entreprises prennent le virage vert. Des géants comme Ikea, Siemens et Maersk ont annoncé que leur parc serait à zéro émission ou leurs opérations carboneutres d’ici quelques décennies.

Lukas Neckerman, directeur général, Neckermann Strategic Advisors (Photo : Neckerman Strategic Advisor)

Plus rentable de rouler électrique

« Là où les paramètres d’utilisation sont bien définis, l’électrification d’une portion d’un parc a le potentiel de réduire les coûts totaux de possession dès aujourd’hui, a-t-il assuré, en fournissant des exemples concrets d’entreprises – la poste allemande, la voirie d’Auckland (Nouvelle-Zélande), UPS et même Walmart – qui ont décidé d’accélérer le changement.

Alors que la Ville de New York considère que la motorisation électrique est désormais l’option la plus abordable pour son parc, M. Neckermann a souligné qu’au cours des 36 prochains mois, plus de 200 nouveaux modèles de véhicules rechargeables seront commercialisés sur le marché mondial.

Aucun segment ne sera épargné, pas même celui des camionnettes… D’ailleurs, quelques jours après sa conférence, Ford annonçait un investissement de 500 millions de dollars dans Rivian, une entreprise du Michigan qui a été l’une des premières à lancer une camionnette 100 % électrique (R1T), disposant d’une autonomie de près de 400 km.

Se fier aux technologies

Comme d’autres conférenciers avant lui, M. Neckermann a affirmé qu’il faut faire confiance aux systèmes d’aide à la conduite. « Si tous les nouveaux véhicules étaient équipés de ces technologies, on pourrait diminuer de 23 % les accidents liés aux changements de voie avec blessés, tandis que le freinage d’urgence automatisé pourrait réduire de 54 % les collisions liées à un arrêt tardif causant des blessures. »

Pour approfondir votre réflexion sur la nouvelle mobilité, M. Neckermann a collaboré avec la NAFA pour la rédaction d’un guide pratique intitulé The Mobility Revolution : A Primer for Fleet Managers. Il est possible de le télécharger via le site Internet de l’organisation.

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