Automatisation et entretien : traiter les cas exceptionnels

« Gérer 1000 véhicules est désormais un jeu d’enfant. » Bill Jones, directeur de la gestion des produits chez Services financiers Élément

« Gérer 1000 véhicules est désormais un jeu d’enfant. »
Bill Jones, directeur de la gestion des produits chez Services financiers Élément

Un programme de gestion de l’entretien quasi autonome permet d’économiser temps et argent.

L’entretien d’un parc de véhicules est une entreprise de taille. À elles seules, les inspections et les vidanges d’huile occupent des journées entières, et ceux qui gèrent leur parc à la mode d’autrefois se retrouvent vite submergés sous la paperasse.

Il existe heureusement une solution autant pour les gestionnaires autonomes que pour ceux qui confient leurs parcs à des professionnels : l’automatisation des programmes d’entretien.

En gérant tout soi-même, on économise bien sûr quelques dollars, mais le stress monte vite quand on constate ce qu’exige la technologie. Confier la gestion à une entreprise spécialisée peut représenter un bon investissement, à condition qu’on accepte qu’une tierce partie s’occupe des détails.

Tout automatiser ou presque

En rendant automatiques le plus grand nombre possible de tâches, on gagne un temps précieux qu’on peut consacrer à des dossiers importants. « Gérer 1000 véhicules est désormais un jeu d’enfant », soutient Bill Jones, directeur de la gestion des produits chez Services financiers Élément. « Il ne reste que les situations exceptionnelles à traiter. »

Par exemple, le gestionnaire est informé dès qu’un chauffeur omet une vidange d’huile. « On peut alors se concentrer sur ce problème particulier », ajoute-t-il.

Plus les tâches sont automatisées, plus la gestion s’allège. Or, on peut presque tout automatiser. « Il est possible de planifier les inspections périodiques, affirme M. Jones. Même les vérifications sécuritaires des équipements industriels peuvent être programmées. Le système s’adapte aux besoins de chaque utilisateur. »

Charlie Guthro, vice-président de l’exploitation chez ARI Canada, acquiesce. « La formule peut être appliquée à l’entretien

préventif aussi bien qu’aux programmes d’inspection, comme celui touchant la norme CSA C225, qui concerne les équipements de travail en hauteur. Elle facilite la planification des tests, des visites au ministère des Transports, des inspections annuelles, de l’entretien préventif et bien plus. »

M. Guthro confirme qu’une formule toute faite ne convient pas à tous. « L’automatisation peut se faire sur mesure. Il suffit de connaître les attentes du client. Certains, comme les services publics, se soucient d’abord de la fiabilité et de la productivité des équipements, car il est important pour eux que les équipements soient au travail.

« D’autres se préoccupent davantage des coûts de possession et de la consommation de carburant, des heures de service, etc. Il suffit donc de bien connaître le client et de moduler l’automatisation selon ses priorités. »

Paramètres et alertes

Le système de gestion de parc Intellifleet d’ARI permet à chaque client de choisir ses paramètres et de programmer des alertes pour chaque tâche d’entretien.

« Et ça ne s’arrête pas à l’entretien préventif, rappelle le vice-président de l’exploitation d’ARI. On peut aussi travailler de manière prédictive. Par exemple, si on s’aperçoit qu’une défaillance survient de manière répétée ou qu’on reçoit un avis de rappel, on peut l’inscrire dans le système. Celui-ci informe ensuite le technicien qu’un bon de commande (bdc) est nécessaire. »

Charlie Guthro donne l’exemple d’une personne – à l’interne ou à l’externe – qui prépare un bdc pour le remplacement d’un phare. « Le système informe le mécano qu’un entretien préventif ou un test périodique est au programme. Le gestionnaire n’a plus besoin d’approuver une liste de tâches ; le système y voit. Ces alertes aident le technicien à ne rien oublier. »

L’automatisation permet donc de réduire le temps que chaque véhicule passe en atelier. « On économise du temps, car on profite d’une visite au garage pour faire des tâches prévues dans les semaines suivantes », affirme M. Guthro.

Portrait général

En automatisant le calendrier d’entretien, on risque moins d’oublier des détails et on connaît toujours l’état des véhicules. « Chaque réparation est gardée en mémoire, explique Bill Jones. Le système fait aussi la facturation et génère l’information sur les fournisseurs ainsi que les autorisations de travail et de paiement. On a le pedigree complet du véhicule en tout temps. »

Télématique

Le recours à la télématique augmente l’efficacité du système. « Avec la télématique, quand un témoin d’anomalie moteur s’allume, le logiciel génère une alerte. On peut donc intervenir sans délai », poursuit le directeur de la gestion des produits chez Services financiers Élément.

« Un fichier d’évènement est d’abord créé dans le système. Puis, un courriel est envoyé au chauffeur pour lui signaler l’anomalie. On lui demande s’il a acheté du carburant récemment, car il suffit d’un bouchon de réservoir mal serré pour générer un code d’anomalie. On lui fournit aussi l’information sur les ateliers où il peut amener le véhicule pour une vérification. »

Une fois à l’atelier, on utilise la télématique pour voir et interpréter les codes. « Si le mécanicien affirme qu’il faut remplacer la batterie, on peut voir si cela correspond aux données, ajoute M. Jones. C’est du diagnostic à distance, et c’est très utile. »

Le but n’est pourtant pas de faire la microgestion de chaque véhicule. « Comme la majeure partie de l’entretien est préprogrammée, il ne reste qu’à s’occuper des situations exceptionnelles. Quand un témoin s’allume, on sait qu’il y a un problème. On peut alors s’en occuper. »

Seul ou accompagné ?

Comme nous l’avons mentionné, il est possible pour le gestionnaire de programmer lui-même les tâches d’entretien. Cependant, cette option comporte un inconvénient : les mises à jour et l’entretien des appareils informatiques lui incombent alors. En achetant le service à prix modique, il se libère de ces corvées.

« Nous sommes en mesure de faire profiter nos clients d’économies d’échelle et d’un réseau de partenaires étendu, car nous gérons plus d’un million de véhicules en Amérique du Nord. C’est tout un avantage ! »

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