Acheter du concessionnaire ou du marché secondaire ? : À vous de décider

Acheter du concessionnaire ou du marché secondaire ? : À vous de décider
Pièces d'origine ou du marché secondaire ? Un choix personnel.

Chaque gestionnaire de parc doit choisir son fournisseur de pièces en fonction de ses besoins.

En fait, choisir entre des pièces d’origine et des pièces du marché secondaire se révèle un dilemme insoluble. Comment s’assurer de prendre la bonne décision ?

Selon Tom Hunt, vice-président au développement des produits chez NAPA, il faut chercher un fournisseur qui offre tout ce dont on a besoin. « Nous sommes en mesure d’offrir tous les articles dont un gestionnaire de parc peut avoir besoin pour gérer ses véhicules, affirme-t-il. Nous pouvons fournir tout ce qu’il faut pour l’entretien et pour tout ce qui touche la gestion d’un parc, et cela, grâce aux produits issus du marché secondaire.

« Nous avons ce qu’il faut pour tous les modèles et marques ; même dans le domaine de la machinerie, ajoute-t-il. Certains produits conviennent à plus d’une marque ; c’est un des avantages de faire affaire avec un fournisseur unique. »

M. Hunt souligne que plusieurs de ses fournisseurs du marché secondaire travaillent aussi de concert avec les constructeurs. « Certains d’entre eux ont cette expérience, et ils la mettent à profit sur le marché secondaire pour proposer des produits d’aussi bonne qualité que les pièces d’origine », soutient-il.

Normes sévères

Les fournisseurs de pièces du marché secondaire doivent respecter des normes sévères. « Nous prétendons pouvoir offrir la même qualité, voire mieux, que ce que proposent ceux qui vendent des pièces d’origine, lance M. Hunt. Nos fournisseurs doivent garantir que leurs produits donneront le même rendement que les pièces d’origine et qu’ils offriront la même durabilité, les mêmes fonctionnalités et les mêmes caractéristiques, tout en préservant la validité de la garantie du véhicule. »

Il arrive même, selon lui, qu’une pièce du marché secondaire soit de meilleure qualité qu’une pièce d’origine. « Les pièces d’origine ne sont pas toujours parfaites. Au fil du temps, on s’aperçoit parfois qu’une pièce n’est pas de première qualité si elle ne donne pas le rendement escompté. Le fabricant du marché secondaire peut profiter du fait qu’une pièce d’origine montre un taux de retour élevé pour corriger la faiblesse de sa conception et offrir un produit plus intéressant. »

Intégrité structurelle

Mark Stafford, directeur des ventes aux parcs et des ventes indirectes chez General Motors, conseille aux gestionnaires de parcs de se rappeler que les véhicules modernes comportent plus d’acier haute résistance et de matériaux de haute technologie que jamais. « L’ingénierie des pièces compte plus que leur prix », dit-il.

Quand il s’agit de composants majeurs, il est préférable de choisir des pièces qui respectent les caractéristiques des pièces d’origine. Celles-ci seront mieux adaptées et plus faciles à installer, en plus de préserver l’intégrité structurelle et les performances du véhicule. « Vu le nombre croissant de systèmes de sécurité, il est important d’utiliser des pièces d’origine afin de s’assurer que tout fonctionne parfaitement, ajoute-t-il. La garantie qui couvre ces pièces vaut aussi son pesant d’or, puisque certaines pièces du marché secondaire ne seront pas garanties par le constructeur. »

M. Stafford conseille aux gestionnaires de parcs qui préfèrent des pièces du marché secondaire de choisir celles qui sont le fruit de réelles recherches en ingénierie, comme les pièces GM et ACDelco. « Les fabricants de ces pièces travaillent selon les designs des ingénieurs de GM et respectent toutes les normes du constructeur », affirme-t-il. GM propose aux gestionnaires des programmes comme GM FleetTrac et ACDelco Key Fleet.

« FleetTrac simplifie la facturation et facilite le bon entretien des véhicules. Pour les utilisateurs des pièces ACDelco qui répondent à certains critères, Key Fleet offre des formations, des ressources marketing et des bénéfices d’assurance pour améliorer leur productivité, réduire les temps morts et les coûts d’exploitation. »

Chaque chose à sa place

« Les gestionnaires de parcs peuvent être tentés de choisir des pièces du marché secondaire pour des raisons de coûts », avance Jim Kiritsis, directeur national principal pour les pièces et le service chez FCA Canada. Mais il se peut que les économies ne soient pas aussi bonnes qu’ils le pensent. Nous testons nos pièces rigoureusement, même les accessoires comme les marchepieds. »

Les vitres doivent subir des tests de qualité optique. « Certains capteurs des systèmes d’évitement de collision sont situés sur la face avant des rétroviseurs. Si le pare-brise n’est pas parfaitement transparent, le système pourrait ne pas fonctionner de façon optimale. »

Selon lui, l’ajustement est une autre raison de choisir des pièces d’origine. « Nous savons exactement où se trouvent les points de fixation sur les véhicules, alors nos pièces sont dessinées avec précision et leur installation ne nécessite aucune modification, ni soudure, ni ajustage », promet M. Kiritsis.

Bien que l’installation de pièces autres que celles d’origine n’annule pas toujours la garantie du constructeur, cela augmente les risques. « Nous avons vu des cas où le client avait installé un filtre du marché secondaire qui a entraîné une défaillance du moteur, raconte-t-il. La garantie n’était plus valide parce que le filtre utilisé ne respectait pas les normes d’origine. »

Il rappelle d’ailleurs que FCA Canada garantit ses pièces de carrosserie à vie. « Normalement, la garantie des pièces de rechange devrait se limiter au reste de la période de garantie du constructeur ou à deux ans kilométrage illimité, au dernier des termes atteints, explique-t-il. Bon nombre de nos concurrents garantissent leurs pièces pendant un an, ou même six mois dans certains cas. »

Modèle prédictif

FCA Canada propose aussi un service de réapprovisionnement automatique (ARO pour Automatic Replenishment Order) pour s’assurer que toute pièce peut être livrée dans les deux jours suivant la commande. « Nous nous sommes dotés d’un modèle prédictif qui se base sur le nombre de véhicules vendus. Il permet aux concessionnaires de savoir quelles pièces maintenir en stock, poursuit-il. Les concessionnaires n’ont qu’à cliquer sur un bouton pour commander à nouveau si une pièce vient à manquer. Toutes les pièces sont accompagnées d’instructions d’installation. Toutes les étapes sont illustrées, et le temps de travail estimé est indiqué. »

Chaque concessionnaire doit aussi planifier un minimum de formation pour son personnel. « Nous offrons environ 800 journées de formation en salle chaque année, en plus des cours en ligne que les techniciens peuvent suivre sur leur lieu de travail. Nous complétons cette offre avec des outils de formation en ligne.

« Les cours son divisés en thèmes, comme les transmissions automatiques, les moteurs, le diagnostic, le chauffage et la climatisation, etc. Chaque thème comporte divers niveaux. Tout cela fait l’objet d’un suivi de notre part. Chaque concessionnaire peut consulter son dossier en ligne et suivre la progression de son personnel en temps réel. »

Si les fabricants de pièces d’origine sont timides sur le marché, ce n’est pas pour rien. Selon Jim Kiritsis, toutes les pièces doivent être testées après la sortie d’un nouveau modèle. Acheter sur le marché secondaire comporte des avantages, surtout en matière de prix. Mais quelles sont les économies réelles ? En a-t-on vraiment pour son argent ?

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