Législation revue et corrigée : Le point de vue d’Ottawa

Législation revue et corrigée : Le point de vue d’Ottawa
Michael Hatch, vice-président principal chez Impact Public Affairs et économiste en chef pour la Corporation des associations de détaillants d’automobiles (CADA) (Photo : Jack Kazmierski)

Regard sur les politiques, les règlements et l’économie à l’intention des gestionnaires de parcs canadiens.

La mise à jour sur la législation canadienne faite à l’occasion de l’expo annuelle de la NAFA permet aux professionnels de la gestion de parcs de se mettre à jour en ce qui concerne les lois qui régissent leur secteur.

Cette année, Michael Hatch, vice-président principal chez Impact Public Affairs et économiste en chef pour la Corporation des associations de détaillants d’automobiles, a résumé ce qui a changé au fédéral.

Il a commencé par un portrait du gouvernement de Justin Trudeau. « Tout le monde dans ce gouvernement est nouveau en politique, lance M. Hatch. Des 338 députés, 199 le sont pour la première fois. Ils se sont retrouvés députés le matin du 20 octobre 2015 sans expérience préalable. Beaucoup étaient même surpris d’avoir été élus. »

Selon lui, cette situation a eu un réel impact sur la façon dont les choses se sont passées depuis 18 mois.

« Maintenant qu’ils ont du métier, ils commencent à être plus sûrs d’eux-mêmes, dit-il. Ils ont compris les grandes lignes de leur mandat et les implications de leur rôle, qu’ils peuvent changer les politiques et que le premier ministre et son cabinet doivent avoir l’appui du caucus. »

Trump et Trudeau

M. Hatch a aussi décrit l’influence que M. Trump exerce sur la politique canadienne. « On ne peut exagérer en disant à quel point l’élection de Donald Trump influence les politiques et les règlementations canadiennes, assure-t-il. Son influence a complètement perturbé le programme du gouvernement Trudeau. Les hauts fonctionnaires se sont rendus en masse à Washington pour rassurer les gens qui ont passé leur carrière à gérer les relations entre le Canada et les États-Unis en matière de politiques, de commerce et d’économie, en leur disant que rien n’allait changer. »

Quand Justin Trudeau est allé rencontrer Donald Trump en tête-à-tête, il a gagné des points, selon Michael Hatch. Les gens ont gardé l’impression que le premier ministre avait fait tout ce qu’il pouvait pourse préparer à l’éventualité que Donald Trump devienne président et qu’il veuille « serrer davantage la vis que ses prédécesseurs en termes d’échanges entre les deux pays ».

Portrait de la situation

M. Hatch a aussi fait le point sur la situation au plan économique. « L’année 2016 a été la quatrième année record pour les ventes de véhicules neufs au Canada, avec 1,95 million de véhicules vendus. Environ 75 % ont été vendus à des particuliers, et 25 % à des parcs de véhicules. Les ventes aux parcs ont aussi été vigoureuses ces dernières années, et nous atteindrons probablement la barre des deux millions de véhicules vendus en 2017. »

La croissance de la dette ralentit mais persiste, explique Michael Hatch. Les consommateurs essaient de réduire leur endettement, et l’augmentation du rapport revenus-dettes a commencé elle aussi à ralentir.

M. Hatch a expliqué que le Canada n’a pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une « économie nationale ». Nous avons plutôt un ensemble d’économies régionales, et il existe « un clivage entre les économies de l’Est et de l’Ouest au plan de la croissance cette année. L’Ontario et la plupart des provinces de l’Ouest ont connu une bonne croissance, alors que le Québec et les provinces de l’Atlantique ont connu un léger recul. »

Législation

M. Hatch a terminé son exposé en présentant quelques lois qui sont présentement à l’étude, dont un projet de loi qui donnerait le pouvoir au gouvernement sur les rappels de véhicules, ce qui n’est pas le cas au Canada pour l’instant. La loi sur le cannabis est aussi à l’étude, et on pense la voir adoptée à l’été 2018.

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