Entre combustion interne et VÉ

Entre combustion interne et VÉ
Puisque le coût des VÉ diminue, il semble de plus en plus logique de les ajouter à votre parc de véhicules.

Si l’on compare les véhicules à moteur traditionnels aux véhicules électriques (VÉ), lesquels offrent le coût total de possession (CTP) le plus avantageux ?

Les véhicules électriques sont plus chers à l’achat, mais l’intérêt accru pour la réduction de l’empreinte de carbone et de la consommation de combustible fossile les rend plus attrayants. Selon les analystes, le coût total de possession d’un VÉ est à tout le moins comparable à son équivalent doté d’un MCI (moteur à combustion interne), du moins tant que les subventions gouvernementales se maintiennent.

L’année dernière, Engineering.com a comparé une Hyundai Elantra à essence à la Nissan LEAF entièrement électrique. Il a constaté que le CTP de l’Elantra comprenant le coût du carburant, la valeur de revente, les assurances et l’intérêt sur le financement (en supposant que l’acheteur ait contracté un prêt pour couvrir l’écart sur le prix d’achat initial) excédait d’environ 1500 $ celui de la LEAF. La subvention de 7500 $ dont bénéficie cette dernière a également été prise en compte.

Une étude publiée dans la revue Applied Energy comparant le CTP des véhicules traditionnels, hybrides, hybrides rechargeables et électriques à batterie au Royaume-Uni, en Californie, au Texas et au Japon entre 1997 et 2015, révèle que dans chaque région, les véhicules électriques à batterie sont les moins coûteux et que les véhicules entièrement électriques sont les plus abordables.

La vie après les subventions

Mais qu’arrivera-t-il après l’abolition des subventions ? En Ontario, par exemple, cette aide se situe entre 5000 $ et 14 000 $ tandis qu’au Québec, elle varie entre 4000 et 8000 $. Aux États-Unis, les subventions devraient être supprimées lorsque les ventes de véhicules électriques atteindront 200 000 unités. La Chine a également annoncé une réduction progressive de son programme. Entre-temps, les constructeurs comptent faire baisser les prix en mettant l’accent sur le coût des batteries.

« Nous savons que la relation entre la densité et le coût des batteries s’améliore constamment, déclare Daniele Schillaci, premier vice-président de Nissan. Nous croyons que 2025 marquera un tournant alors que le coût d’un VÉ sera comparable à celui de son équivalent doté d’un moteur à combustion interne. » Nissan est le plus grand constructeur de voitures électriques grâce à ses alliances mondiales stratégiques avec Renault et Mitsubishi.

GM, qui envisage de livrer 18 nouveaux VÉ d’ici 2023, annonçait cet automne qu’il s’orienterait vers un avenir entièrement électrique sans émissions. L’entreprise ayant vendu moins de VÉ l’année dernière aux É.-U. qu’en Chine – où l’on peut se procurer une voiture électrique biplace pour environ 7000 $ –, sa stratégie de vente privilégiera sans doute les véhicules traditionnels en Amérique du Nord et les VÉ à l’international. Son envergure et sa chaîne d’approvisionnement mondiale l’avantagent, et comme le mentionnait sa directrice générale, Mary Barra, à Détroit cette année, les véhicules électriques seront rentables d’ici 2021.

Ford faisait également part de son intention de dépenser 11 milliards de dollars dans les technologies des VÉ et d’introduire 40 véhicules électriques d’ici 2022. Il avait précédemment déclaré qu’il sabrerait 14 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années et détournerait les investissements en capital des véhicules à MCI et des berlines vers le développement de camions et de voitures électriques et hybrides. « Nous sommes tous au travail pour modifier nos véhicules traditionnels, nos véhicules les plus emblématiques et les électrifier, déclare le président exécutif, Bill Ford. Si nous voulons avoir du succès avec l’électrification, nous devons adapter des véhicules déjà populaires. »

Faites le calcul

Si vous optez pour l’électrification de votre parc, il est judicieux de faire vos propres recherches et calculs, mais n’oubliez pas de tenir compte d’avantages moins tangibles comme l’image de marque et la perception du public, et de tenir compte des infrastructures existantes dans votre région et des répercussions sur vos chauffeurs. La bonne nouvelle, c’est que d’ici la fin des subventions, les véhicules électriques offriront de nombreuses options de modèles à des prix plus bas.

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