Quelques changements à l’exécutif

Quelques changements à l’exécutif
Alain Lahaie, président ; Simon Therrien, trésorier ; Alain Beaulieu, vice-président et les bénévoles Stéphanie Massé, Roger Constantin et Mario Gionet (Photos : Josée Hamelin)

Une quarantaine de personnes ont pris part à l’assemblée générale annuelle du chapitre québécois de la NAFA, qui s’est tenue le 27 mars au Holiday Inn de Laval.

Alain Lahaie, de Cogeco, a accepté de présider l’organisation pour une deuxième année. Alain Beaulieu, de Location Park Avenue – Jim Pattison Lease, qui occupait jusqu’à maintenant le rôle de trésorier, devient vice-président de l’organisation. Un nouveau venu, Simon Therrien, de Bell, le relayera en tant que trésorier tandis que Nadia Donato, d’ARI, agira à titre de secrétaire.

De nombreuses personnes qui contribuent au succès des activités de l’Association des administrateurs de parcs véhiculaires continueront de s’impliquer en tant que bénévoles. C’est le cas de Micheline Pitre, Stéphanie Massé, Roger Constantin, Mario Gionet et Daniel Desponts.

M. Lahaie a remercié les constructeurs automobiles pour leur soutien en soulignant que sans eux, l’organisation ne pourrait être active. Il a par ailleurs invité les membres à réserver leur journée du 5 juin pour le tournoi de golf annuel. Des activités dont les détails seront bientôt fournis auront également lieu, le 15 mai (Novabus), le 19 septembre (Ride N’ Drive électrique), le 17 octobre (Meilleures pratiques), le 5 décembre (Souper de Noël) et le 21 janvier 2020 (Salon de l’auto).

Votre caméra avant est-elle bien calibrée ?

La calibration de la caméra lors du remplacement d’un pare-brise est essentielle.

David Proulx et Sébastien Tremblay de PH Vitres d’Autos ont fait une présentation sur le sujet lors de l’AGA. Après un accident ou lorsque les miroirs ou la carrosserie sont endommagés, ont-ils expliqué, la calibration devient très importante. Ils ont aussi sensibilisé les membres de la NAFA à la nécessité de former leurs conducteurs au fonctionnement des dispositifs d’aide à la conduite.

« La distraction est une des principales causes d’accident, a mentionné M. Tremblay. C’est parce que les constructeurs automobiles se préoccupent de la sécurité des passagers, mais aussi parce que l’IIHS – l’organisation américaine chargée d’évaluer la sécurité des véhicules – n’attribue la cote « 5 étoiles » qu’à des véhicules pourvus de ces technologies, qu’on les voit de plus en plus, même sur des modèles de base. » Il estime que le marché des systèmes d’aide à la conduite se chiffre à 3 G$ en 2019 et qu’il vaudra au moins 30 G$ d’ici 3 ou 4 ans.

La technologie visée par la présentation est la caméra avant installée juste au-dessus du pare-brise. « Il est primordial qu’elle soit bien calibrée, a-t-il insisté. Si une personne a l’habitude de se fier à l’alerte de sortie de voie de son véhicule lorsqu’elle traverse par inadvertance la ligne d’accotement, elle pourrait avoir un accident si la caméra n’a pas été bien calibrée. »

David Proulx et Sébastien Tremblay, de PH Vitres d’Autos

Couvert par les assureurs

Il mentionne que les assureurs acceptent de payer pour cette intervention parce qu’ils sont conscients du potentiel des technologies. L’opération – qui nécessite environ 1 h 30 de travail – coûte aux alentours de 250 $. « Elle est importante, a renchéri M. Tremblay, parce que chaque variation de 1 % sur l’axe gauche-droite du pare-brise et chaque variation de son angle peuvent se traduire par 1 à 30 mètres de différence dans la justesse des dispositifs d’aide à la conduite. »

Considérant que les compagnies d’assurance le déboursent, il ne voit pas pourquoi certaines personnes refusent le calibrage. « Si on ne le fait pas, on accepte de jouer avec la sécurité du véhicule et de ses usagers », a-t-il soutenu.

Renoncer au calibrage pourrait selon lui occasionner des dépenses imprévues. Elles pourraient inclure l’arrêt de travail d’un employé impliqué dans un accident, les répercussions sur l’image de l’entreprise et la perte de temps attribuable à la gestion de l’accident.

Pour effectuer un bon calibrage, il ne suffit pas d’enquêter sur des codes de diagnostic du véhicule. Le scan – une opération de 5 minutes qui coûte généralement autour de 80 $ – permet toutefois de s’assurer que le travail a été fait adéquatement, en comparant les codes avant et après le calibrage. Selon M. Tremblay, on devrait autant se préoccuper de témoins d’aide à la conduite désactivés ou défectueux dans le tableau de bord que d’un Check Engine allumé.

Actuellement, deux méthodes sont utilisées pour recalibrer la caméra : statique et dynamique. Surtout utilisée par les constructeurs américains, la méthode dynamique se passe sur route à vitesse constante, lorsque le marquage de la chaussé est adéquat. C’est un processus au cours duquel on « rééduque » le véhicule par rapport à son environnement. La méthode statique, davantage utilisée par les constructeurs nippons, est effectuée en atelier avec des cibles, sous une lumière et un environnement contrôlés.

Démystifier les aides à la conduite

On estime qu’un véhicule sur quatre est livré sans que les aides à la conduite ne soient expliquées au conducteur. Parce que ces dispositifs ont le potentiel de réduire de 30 % les accidents, on les intègre de plus en plus aux véhicules même si cela implique une hausse d’environ 20 % du coût des réparations.

Pour terminer, MM. Proulx et Tremblay ont invité les gestionnaires qui souhaitent sensibiliser leurs employés à l’utilisation des technologies d’aide à la conduite à visiter le site Mycardoeswhat. org, développé grâce au soutien de Toyota par l’université de l’Iowa et en collaboration avec le National Safety Council des États-Unis.

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