L’exemple de Cascades, un an plus tard

L’exemple de Cascades, un an plus tard
Le programme d’accès aux véhicules électriques de Cascades a été nommé l’un des 20 meilleurs projets à impact environnementaux par Novea. On voit ici des utilisateurs avec sa borne publique. (Photo : Cascades)

L’an dernier, Cascades annonçait un incitatif de 2000 $ pour ses employés faisant l’acquisition d’un véhicule vert. Un an plus tard, le projet pilote – élargi à l’ensemble du Québec – sera aussi déployé en Ontario.

« On ne pensait pas que ce serait aussi populaire, admet la conseillère en développement durable Marie-Ève Chapdelaine. On s’attendait à recevoir une vingtaine de demandes, mais au cours des douze premiers mois, on en a reçu une centaine. » Actuellement, ce sont donc 6600 employés de la multinationale de récupération et de fabrication d’emballages qui peuvent en bénéficier.

Par ailleurs, contrairement aux gouvernements, Cascades n’a pas fait de discrimination entre les véhicules électriques et hybrides. « On trouvait qu’offrir seulement 1000 $ pour les véhicules hybrides aurait été insuffisant pour convaincre nos gens de faire le changement. »

Des défis logistiques

En cours de route, la compagnie s’est rendu compte que l’autonomie des modèles 100 % électriques n’était pas suffisante pour tout le monde. « Si la majorité de nos employés parcourent 40 km pour se rendre au travail, on ignorait que certains d’entre eux doivent franchir une distance de 150 km, ce qui a entraîné des défis de gestion de l’utilisation des bornes de recharge. »

« Comme nous sommes multisite, il faut gérer la recharge sur chaque emplacement, explique Mme Chapdelaine. Nous ne pouvions pas seulement mettre des bornes en place et dire aux utilisateurs de s’arranger avec ça. Il faut répondre à leurs questions et s’assurer que la personne qui habite le plus loin peut retourner chez elle à la fin de la journée. »

Si Cascades se réjouit d’avoir pu bénéficier de l’aide financière du programme Branché au travail pour l’installation de ses bornes, la conseillère en développement durable mentionne que si c’était à refaire, elle ne serait peut-être pas allée en « Power Sharing » ; le système qui permet de charger plusieurs véhicules en leur fournissant moins de courant.

Un rayonnement corporatif

Puisque Cascades a mis à la disposition du public une borne de recharge rapide à son siège social de Kingsey Falls, elle profite aussi de cet arrêt pour faire découvrir aux gens qui passent des produits de la région.

« Sur les réseaux sociaux, les gens nous remercient de leur fournir la recharge et je crois que les utilisateurs se passent le mot. Quand on s’arrête pour parler avec eux, on leur demande comment ils ont entendu parler de l’initiative et d’où ils viennent. »

Par ailleurs, Mme Chapdelaine ne compte plus les demandes d’entreprises qui l’ont approchée pour obtenir des conseils sur les façons d’implanter les bornes de recharge en milieu corporatif. Pas une semaine ne passe sans qu’elle ne reçoive un appel en ce sens, souligne la conseillère, qui est très fière de pouvoir partager son expérience avec les compagnies désireuses de suivre son exemple.

UN CAMION LOURD PROPULSÉ AU GAZ NATUREL RENOUVELABLE

Le camion lourd de C.A.T. avec David Ducasse d’Énergir, qui fournit le carburant renouvelable. (Photo : Josée Hamelin)

Cascades n’est pas la seule entreprise qui sert de modèle. En marge du Sommet Movin’On, Canadian American Transport (C.A.T.) et Énergir ont dévoilé un camion lourd (classe 8) qui roule au gaz naturel renouvelable. Son carburant est issu de la biométhanisation des déchets organiques de la ville de Saint-Hyacinthe. En 2014, le transporteur a converti ses 110 véhicules diesel au gaz naturel. Depuis la mise en service des camions, il a réduit de 3 tonnes ses émissions de GES (l’équivalent de 22 camions). Persuadée qu’il faut entreprendre un virage vert, C.A.T. souhaite que son parc soit éventuellement carboneutre.

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