NV200 électrique : date d'arrivée à préciser

 

 

Nissan

Les premiers e-NV200 destinés à l’Orient prendront la mer en juin. Les navires en déchargeront peut-être aussi en Amérique du Nord plus tard, mais ce n’est pas sûr.

La version à essence du fourgon est déjà construite dans plusieurs usines Nissan dans le monde, mais c’est l’usine de Barcelone qui a obtenu le mandat mondial de production pour l’e-NV200, qui sera d’abord distribué dans 20 pays, surtout en Europe, mais au Japon aussi, marché national de Nissan.

Les premiers e-NV200 destinés à l’Orient prendront la mer en juin. Les navires en déchargeront peut-être aussi en Amérique du Nord plus tard, mais ce n’est pas sûr. «Pour ce qui est de la commercialisation de l’e-NV200 au Canada, c’est à l’étude, aucune décision n’été prise à ce jour», a indiqué à La Presse Didier Marsaud, patron des communications chez Nissan Canada.

C’est l’usine Nissan de Cuernavaca, au Mexique, qui alimente le marché nord-américain du NV200 à essence.

Une cousine de la haute

L’e-NV200, petit frère de la Leaf, devrait être suivi bientôt d’une cousine haut de gamme.

Nissan a indiqué récemment que le projet d’une version Infiniti basée sur la Leaf avance à grands pas. Ce ne sera pas une auto à hayon comme la Leaf, mais une berline. Pas seulement parce que les Américains n’aiment pas les cinq-portes, mais aussi, et surtout, parce que cette configuration permettra de loger une batterie plus grosse, donc d’augmenter l’autonomie.

L’Infiniti électrique toujours sans nom étrennera aussi la technologie de recharge par induction (sans fil) de Nissan.

Selon Nissan France, on pourra rouler «jusqu’à 170 km» sur une recharge au volant de l’e-NV200.

Dans la vraie vie? La Leaf, selon Nissan, peut rouler «jusqu’à 199 km». Mais son autonomie moyenne est d’environ 150 km.

Nissan a profité d’une période d’essai de deux ans pour l’e-NV200: depuis sa présentation au salon de l’auto de Detroit, des prototypes ont été utilisés pour la livraison de la poste au Japon et FedEx à Londres, comme véhicule de service par Coca-Cola au Japon et comme véhicule-atelier par la municipalité de Yokohama (où se trouve le siège social mondial de Nissan).

IKEA et DHL (concurrent de Fedex) ont aussi utilisé des prototypes de l’e-NV200.

Le véhicule devrait coûter autour de 30 000 euros (soit 45 000$), avant les subventions gouvernementales. En Europe, Nissan et Renault offrent des schémas de vente permettant d’acheter la voiture et de louer la batterie, ce qui abaisse les mensualités de l’automobiliste.

Taxi tout électrique

L’e-NV200 sera utilisé comme taxi tout électrique à Barcelone, là où il est assemblé. Une «initiative vitale» pour la ville, selon Andy Palmer, chef de la planification chez Nissan.

«Ce taxi e-NV200 revêt une importance accrue à la suite des records de pollution atteints à Londres et à Paris. Augmenter significativement le nombre de véhicules zéro émission dans les rues de Barcelone garantira un air plus pur aux citoyens, visiteurs et touristes. Nous sommes confiants dans le fait que les conseils municipaux progressistes se manifesteront pour faire bénéficier leurs municipalités des mêmes améliorations dans les années à venir», a ajouté M. Palmer.

Les conseils municipaux, progressistes ou non, auront un rôle à jouer, mais en Amérique du Nord, le marché décidera.

Offrir l’e-NV200 en complément au NV200 à essence aux chauffeurs de taxi de New York fait sûrement partie de la réflexion chez Nissan Amérique du Nord. Le NV200 à essence a remporté le concours du «Taxi de demain» tenu par la Ville de New York, mais les propriétaires de taxi ne sont pas liés par ce choix.

La popularité réelle du NV200 sur ce marché emblématique sera certainement un facteur dans la décision d’importer ou non la version électrique en Amérique du Nord.

Source : La Presse

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