Aller-retour Montréal-Québec avec un litre d’essence

 

Shell

Raphaël Yeung (1er devant) coordonne les activités d’une vingtaine d’étudiants qui participent au projet sur une base volontaire. Il est ici avec Zach Poba-Nzaou, Mitchell Stefcu et Khizer Uddin pendant que les nombreux autres sont en classe. (Photo : Stéphane Quesnel)

Année après année, les étudiants en ingénierie des différentes universités de chez nous s’affrontent dans la course au développement du véhicule éconergétique de l’avenir. D’ailleurs, la pétrolière Shell met de l’avant une compétition annuelle, Shell éco-marathon, qui se tiendra cette année à Detroit, du 10 au 12 avril.

C’est ainsi que différentes catégories de petits bolides ultra légers rivaliseront dans les rues de la Motown munis de moteurs électriques, hybrides, à hydrogène et à essence. Dans ce dernier cas qui nous occupe, les futurs ingénieurs réalisent des prouesses souvent invisibles à l’œil nu, mais qui permettront à leur pilote de rouler en ne consommant que quelques gouttes d’essence, c’est à dire quelque 0,19 litre aux 100 km, ou parcourir l’équivalent de plus de 5000 km avec un seul gallon d’essence (selon le record de l’Université Laval) ! Des chiffres qui permettent aisément d’imaginer un aller-retour, Montréal-Québec, avec un litre de carburant. Oui, oui, ça dépasse tout ce que l’on s’imagine possible !

Réaliser l’impossible

Les étudiants du bac en génie mécanique, — voire de la maîtrise, pour certains — qui travaillent sur ces différents projets conçoivent et construisent leur prototype durant les heures libres, à raison de plus d’une vingtaine par semaine. Le but consiste à optimiser l’efficacité énergétique (performances du moteur, diminution du poids, coefficient de contact optimisé avec le sol…), avant tout, mais également peaufiner les composantes du programme de l’ordinateur, ainsi quà présenter un bolide sécuritaire, maniable et… joli ! En ce qui a trait au confort à bord, aucun point à gagner là. Autant d’amélioration qui feront éventuellement avancer la technique sur les véhicules de série.

Shell

Ils font partie de l’équipe de l’École de technologie supérieure, et travaillent de 20 à 25 heures par semaine sur leur bolide : François Fournier, Scott Morin et Jason Blair. (Photo : Stéphane Quesnel)

Pour Shell, la compétition représente l’occasion rêvée d’encourager le talent qui pourra développer les technologies de demain tant dans le domaine de l’automobile que dans le domaine de l’énergie. Ainsi, des équipes en provenance de partout en Amérique prendront part à la compétition dans le cadre de cette 9e édition du Défi.

Hier, à un mois de la compétition, nous avons eu l’occasion de rencontrer deux équipes dans leurs derniers préparatifs ; celle de l’ÉTS et de l’Université Concordia. Elles livreront une chaude lutte à quelque 120 équipes, provenant de 100 écoles, et plus de 1000 étudiants. En encourageant les étudiants à concevoir, construire et tester leurs bolides à rouler plus tout en utilisant le moins d’énergie possible, le Shell éco-marathon fournit une plateforme éducative pour les étudiants qui leur permet d’appliquer leurs acquis sur les besoins grandissant en matière d’énergie. Les équipes qui dédient un nombre incalculable d’heures au projet, voient le fait de développer leur vision du transport durable comme une récompense. L’an dernier, l’équipe de l’Université Laval a enregistré la plus longue distance avec 3587 miles, avec un seul gallon d’essence !

         Les équipes peuvent s’inscrire dans une des deux catégories suivantes :

o   Prototype : les véhicules sont d’apparence futuriste et sont conçus purement pour réduire la friction et maximiser l’efficience.

o   Concept urbain : le concept de ces véhicules est conçu en fonction des besoins quotidiens des conducteurs.

         Elles peuvent utiliser l’une des sept sortes d’essence suivantes :

o   Combustion interne : gasoline, diesel, éthanol, GTL (gas-to-liquid) et, nouveau en 2015, CNG (compressed natural gas)

o   E-mobilité : hydrogène et batterie électrique

Paratagez-le !