Où s’en va-t-on ?

Où s’en va-t-on ?
Aujourd’hui, tout gestionnaire de parc doit se demander si la télématique doit être intégrée à son parc de véhicules.

Intégrer ou ne pas intégrer la télématique ?

La télématique a fait partie de ma vie de gestionnaire de parc pendant plus de 15 ans. Cette technologie m’a permis de vivre deux expériences intéressantes d’implantation, d’échanger avec mes collègues ainsi qu’avec de nombreuses personnes dans l’industrie, et surtout de constater l’évolution importante de cette technologie.

Aujourd’hui, tout gestionnaire de parc doit se demander si la télématique doit être intégrée à son parc de véhicules. En effet, de plus en plus, elle devient un incontournable, particulièrement en ce qui concerne la mobilité des gens, des véhicules et des marchandises, ainsi que des efforts requis pour réduire les GES.

Préparer l’arrivée de la télématique

Il ne faut surtout pas décider un bon matin que la télématique doit être implantée dans son parc ! Une vigie doit avoir été faite au préalable quant aux différentes solutions disponibles afin de comprendre ce que les constructeurs de véhicules proposent, et pour bien connaître ses besoins, notamment ses besoins opérationnels. Nous parlons ici de la gestion des effectifs (workforce management). Si jamais la télématique devenait un enjeu immédiat, dites-vous qu’il existe des spécialistes de la question pour vous accompagner dans votre démarche.

Leçons apprises

Lors de la première implantation à laquelle j’ai participé, l’aspect le plus sensible était l’approche de l’entreprise envers le personnel qui ne respecterait pas les conditions d’utilisation du véhicule, celui-ci étant maintenant équipé d’un système permettant de vérifier la vitesse, le temps de ralenti, etc. Il fut très clair qu’une période d’adaptation serait nécessaire et que les mesures disciplinaires viendraient après une période jugée acceptable par l’ensemble des intervenants. Le secret est d’avoir un bon plan de gestion du changement vers l’introduction de cette technologie. L’implantation a permis de noter :

  • une baisse significative de la consommation de carburant ;
  • une réduction majeure des occurrences de vitesse.

Lors de la deuxième implantation, la technologie avait évolué. Les données véhiculaires ont permis d’optimiser les plans d’entretien, d’en revoir la fréquence et ainsi de déployer de meilleurs programmes d’entretien pour optimiser l’utilisation des actifs et ajuster au besoin le cycle de vie des véhicules.

La télématique peut aussi mesurer deux aspects fort importants pour un gestionnaire, soit :

  • le taux d’utilisation des véhicules ;
  • le taux de disponibilité des véhicules.

Ces données aident à conclure si le bon nombre de véhicules est en place et si ceux-ci sont disponibles pour les utilisateurs dans leurs tâches opérationnelles. Aussi, cette information peut vous servir pour échanger avec les opérateurs sur la pertinence du nombre de véhicules requis pour assurer les opérations. Mon expérience montre que certains ajustements ont permis de réduire la taille du parc de véhicules.

Les composantes de la télématique

Avec le perfectionnement de cette technologie et la quantité incroyable de données Big Data qu’elle contient, la télématique est maintenant un système qui intègre :

  • la gestion des effectifs ;
  • la conduite sécuritaire ;
  • l’optimisation du parc ;
  • le respect de la réglementation.

L’avenir : la mobilité durable

Cette technologie doit maintenant servir à faire évoluer le travail du gestionnaire d’un parc vers celui d’un gestionnaire de la mobilité durable.

La NAFA a publié un document sur le sujet que vous pouvez vous procurer en allant sur leur site. Il s’intitule The Mobility Revolution: A Primer for Fleet Managers.

En terminant, une visite au congrès annuel de la NAFA (NAFA I&E), qui aura lieu du 15 au 17 avril prochain à Louisville, Kentucky, vous permettra d’en apprendre davantage sur la télématique.

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