L’ARPAC et la Belgique – Un partage de savoir vert

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Simon Matte de l’ARPAC et Éric St-Pierre de Pièces d’autos Lecavalier

Qu’ont en commun la Belgique et le Québec, à l’exception de la langue française? Le désir de rendre l’industrie automobile un peu plus verte, grâce au recyclage des pièces et la formation professionnelle.

On accuse trop facilement le domaine automobile d’être nocif à l’environnement. Pourtant, plusieurs associations et autant de programmes proposent à travers le monde de donner un coup de pouce à la Terre. L’ARPAC, l’Association des recycleurs de pièces d’auto et de camion au Québec, prend part à un projet fort intéressant depuis 2011 avec la Belgique. Le programme est chapeauté par Simon Matte de l’ARPAC et Éric St-Pierre de LKQ Lecavalier. Le programme consiste en un partenariat entre des écoles de formation professionnelle de la Belgique et du Québec promulguant un échange entre enseignants afin de développer et parfaire de la formation pour les travailleurs en place et les nouveaux travailleurs. On parle dans le cas présent d’une formation en éco-démontage et en recyclage de pièces automobiles et de camion.

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Les délégués belges de passage au Québec, Carmine Izzo et Claire Delmotte

La visite du pendant belge du projet

Claire Delmotte et Carmine Izzo ont passé une semaine bien chargée au Québec. Travaillant tous les deux pour BRUXELLES FORMATION, leur présence avait pour objectif d’établir des liens entre les centres de formation professionnelle de ces deux pays. Lors de leur séjour en terre québécoise, nos deux visiteurs ont eu la chance de visiter trois centres de formation professionnelle, trois centres de recyclage et le Comité paritaire de l’automobile de Montréal. Ils ont pu également rencontrer Danielle LeChasseur et Johanne Dubé du Comité sectoriel de la main d’oeuvre de l’automobile, Martin Lachapelle de l’EMEMM, Martine Charrette d’Auto- Prévention, ainsi que Jean-Pierre Gauthier du CEMEQ. Mme Delmotte était étonnée de constater la quantité de formations offertes par autant de professeurs ainsi que le nombre impressionnant d’élèves dans la même école. La qualité de la formation au Québec a suscité un véritable engouement chez ces Belges.

Le Québec en observation

Au Québec, l’ARPAC regroupe 89 centres de recyclage de pièces d’automobile et de camion, tous reliés par informatique. Ainsi, quiconque recherche une pièce recyclée peut la trouver via internet dans un atelier ou parfois même chez un concessionnaire. Avant d’en arriver aux pièces des véhicules, il faut les démonter de façon écologique et sécuritaire. C’est ici que la Belgique et le Québec se rejoignent puisque les techniques ne sont pas exactement les mêmes. C’est pourquoi une délégation du Québec se rendra en Belgique dans quelques mois pour y visiter les installations d’éco-démontage et, évidemment, les centres de formation professionnelle. Ils seront ainsi en mesure de constater le fonctionnement du recyclage automobile au pays de Tintin.

Voilà un autre projet intéressant pour la formation du Québec et une mentalité qui démontre un bel intérêt pour un avenir un peu plus vert.

 

– Élisabeth Poirier-Defoy

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