Coussins gonflables recyclés : feu vert pour le projet pilote

On appose un sceau de certification sur les coussins gonflables une fois tous les tests de vérification jugés concluants

On appose un sceau de certification sur les coussins gonflables une fois tous les tests de vérification jugés concluants

Les efforts et le lobbying des représentants de l’ARPAC depuis 2004 auprès de la SAAQ ont finalement porté fruit.

En effet, depuis le 2 juillet dernier, 47 centres de recyclage automobile membres de l’ARPAC, dont le personnel s’est qualifié en suivant des cours de formation sur le démontage, la manipulation et l’entreposage de ces pièces, sont autorisés à vendre des coussins gonflables usagés qui n’ont jamais été déployés.

L’entente conclue entre l’ARPAC et la SAAQ concernant ce projet pilote d’une durée de trois à cinq ans permet ainsi de mettre en marché des coussins gonflables totalement sécuritaires. Pièces d’autos usagées Sherbrooke, propriété de Patrick Veilleux, a été le premier centre de recyclage au Québec à installer un de ces coussins certifiés. « Comme je siège sur le conseil d’administration de l’ARPAC, affirme-t-il, j’ai pu suivre l’évolution de ce dossier et j’ai été impressionné par la sagesse et la pertinence des décisions ainsi que les moyens de contrôle mis en œuvre pour préserver la sécurité du public. »

Critères de sélection

Pour être conformes, les coussins usagés remis en circulation pour la vente doivent respecter plusieurs critères. Il faut d’abord que le véhicule donneur et le receveur soient tout à fait identiques, incluant la couleur du coussin, les options, le modèle, l’emplacement, etc. « Par exemple, de poursuivre Patrick, même si le numéro de pièce est identique, mais que le coussin provient d’une Honda Civic pour être installé sur une Acura EL de la même année, la transaction sera refusée lors de la vérification par l’entremise d’un logiciel qui communique avec la base de données de la SAAQ. De plus, si dans le futur le coussin recyclé est le sujet d’un rappel du manufacturier, le propriétaire du véhicule sur lequel il a été installé sera rejoint et un nouveau coussin lui sera donné. »

Patrick Veilleux

Patrick Veilleux au volant d’une BMW CI 2004, la première voiture au Québec à être
munie d’un coussin gonflable recyclé

Certification des coussins gonflables

L’homme d’affaires a ensuite expliqué les principales étapes à respecter entre le moment où un coussin gonflable usagé est démonté, puis certifié avant de pouvoir être vendu et installé :

1. Le démontage doit être effectué par une personne qui a reçu la formation nécessaire et qui s’assure que le coussin est en bonne condition.

2. Lors d’une transaction, le coussin vendu doit déjà faire partie de l’inventaire du recycleur (aucun intermédiaire).

3. Une fois la vente conclue, un employé du recycleur met le coussin dans une boîte prévue spécifiquement à cet effet (en indiquant visuellement qu’il s’agit d’une matière dangereuse) et l’envoie par transport terrestre chez Track Test.

4. Chez Track Test, une équipe de spécialistes en certification de coussins gonflables vérifie le coussin et appose un sceau de conformité après une suite de vérifications rigoureuses.

5. Le coussin certifié conforme est livré à l’acheteur pour installation.

Pour le moment, seuls les coussins frontaux côté conducteur et passager peuvent être recyclés et certifiés. Décidément, l’ARPAC a le «vert» dans les voiles!

Pour info: www.arpac.org

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