De petits travaux qui rapportent gros

De petits travaux qui rapportent gros
Les petites réparations peuvent être profitables. (Photo : Huw Evans)

Rentabiliser le temps non productif.

Ce technicien qui attend des pièces ou la réponse d’une compagnie d’assurance effectuerait volontiers de petites réparations.

« Il y a toujours du temps d’attente dans le processus de réparation de carrosserie ; ces travaux viennent donc combler les temps morts », affirme Matt Jacobsen, directeur du développement des affaires pour le Réseau Services Auto Fix. « Ces petites réparations peuvent être lucratives, car vous pouvez les faufiler entre deux tâches plus importantes. »

Pour le directeur, tout ce qui peut être réparé en moins d’une journée fait partie de cette catégorie. « On parle de main-d’oeuvre, même s’il est question d’une réparation d’un jour coûteuse », note-t-il.

Aux frais du client

Qu’il s’agisse d’une personne souhaitant faire réparer de petites éraflures ou des bosses avant de se départir de son véhicule, ou encore d’un client dont le véhicule serait déjà dans l’atelier pour d’autres travaux plus importants, Matt Jacobsen leur explique qu’une simple égratignure sur une porte métallique exposée à l’humidité peut rouiller et nécessiter une réparation plus coûteuse. « Lorsqu’ils sont devant nous, nous pouvons leur faire comprendre ce qui peut se produire », affirme-t-il.

De nombreux clients paieront les petites réparations de leur poche, surtout s’il s’agit d’un véhicule plus âgé. « Bien des gens conservent leur véhicule plus longtemps et optent pour une franchise plus élevée ; ils ne veulent donc pas réclamer à leur compagnie d’assurance », affirme Mike Anderson, président et propriétaire de Collision Advice Consulting Services. « Nous devons y songer lorsque nous avons à faire une estimation. » En fait, il affirme que 63 % des consommateurs possédant un véhicule de plus de sept ans ne détiennent qu’une assurance responsabilité.

Il importe également de gérer les attentes des clients. « Si le client assume les travaux, vous pouvez lui faire différentes propositions, mentionne le président. Cela ne signifie pas que vous allez compromettre la sécurité ou la qualité, mais simplement qu’en raison de l’âge de son véhicule, le client pourrait viser autre chose que la perfection. Vous devez travailler au cas par cas. »

M. Anderson souligne cependant qu’il est essentiel de respecter les procédures du constructeur, peu importe l’importance de la réparation. « De nombreux équipementiers déconseillent l’utilisation de matériaux de remplissage pouvant rendre le parechoc plus épais et nuire au fonctionnement des capteurs d’évitement de collisions. Vous devez savoir ce qu’il faut faire pour remettre le véhicule en état de façon sécuritaire et adéquate. »

La superficie

« Les petites réparations peuvent représenter 5 à 10 % du travail d’un atelier, observe Matt Jacobsen. Si vous parlez de chiffres de vente, cela peut correspondre à 5 %. En termes de véhicules, c’est peut-être dix pour cent. »

Tout dépend toutefois de la taille de votre atelier. « La superficie est le facteur principal, affirme M. Jacobsen. Si vous n’avez pas l’espace nécessaire, vous ne pouvez faire entrer les véhicules. Vous devez également avoir des techniciens prêts à effectuer le travail.

« Ce dernier travaille en partenariat avec un département de service qui recommande des clients à son atelier. Les conseillers constatent la présence d’éraflures ou de bosses et peuvent recommander votre atelier au client d’un parc, mentionne M. Jacobsen. Vous devez vous associer avec le département de service d’un concessionnaire pour avoir ce genre de relation. »

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