Un tremplin pour l’obtention d’un diplôme

Un tremplin pour l’obtention d’un diplôme
En offrant aux techniciens en atelier de carrosserie la chance d’obtenir un diplôme sans avoir à fréquenter l’école, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) répond à un besoin.

Les techniciens en atelier de carrosserie peuvent désormais compter sur un programme pertinent pour espérer décrocher un diplôme tout en continuant d’exercer leur métier.

En effet, à la lumière de quelques étapes se déroulant au rythme du participant, la RAC – reconnaissance des acquis et compétences – aide à remettre les pendules à l’heure en termes de bagage professionnel accumulé au fil des ans.

Boni pour l’employeur

En offrant aux techniciens en atelier de carrosserie la chance d’obtenir un diplôme sans avoir à fréquenter l’école, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) répond à un besoin. Déjà, plusieurs employés ont constitué leur dossier et rencontré les conseillers appelés à les guider vers l’acquisition des attestations identiques à celles qu’ils auraient décrochées en milieu scolaire. Hugo Pilon, copropriétaire de trois ateliers de carrosserie ProColor en Mauricie – qui englobent plus de quarante employés –, définit la RAC comme une source de motivation au sein des troupes.

« Toute perspective de reconnaissance des acquis ajoute des étoiles dans les yeux de l’employé. Ce projet le stimule et l’amène à se surpasser. Une attitude qui agit positivement sur la dynamique de travail et l’ambiance qui règne au sein de l’équipe. »

Par ailleurs, M. Pilon souligne les bienfaits collatérauxengendrés par la RAC, qui aide le technicien à atteindre plus rapidement l’appellation platine. Une étape que le programme I-CAR, proposé par l’AIA Canada, reconnaît d’emblée.

« Comme employeur, je ne peux en retirer que des bénéfices puisqu’en obtenant son diplôme, l’employé engrange des crédits supplémentaires, souligne-t-il. Ce qui permet à l’entreprise de progresser vers l’obtention de la mention OR dans le cadre du programme I-CAR. »

Une nomination qui satisfait les normes du constructeur, confère une touche de crédibilité supplémentaire à l’entreprise et que le client qui aspire à confier sa voiture en toute quiétude voit d’un bon oeil.

Sentiment de fierté

Il ne se fait jamais tard pour entreprendre les démarches inhérentes à la RAC. À l’atelier Carrosserie Mont-Laurier CarrXpert, quatre employés possédant chacun plus de vingt ans de métier se sont récemment lancés dans l’expérience avec succès. Ce qui représente la moitié de l’équipe.

« Avec une belle solidarité, ils ont suivi le programme au cours de la même période, qui s’est échelonnée sur près de trois mois. À bien y penser, c’est un bien court laps de temps pour ajouter une corde à son arc après avoir exercé ce travail pendant vingt ans », mentionne Simon Galland, estimateur pour l’entreprise et responsable du suivi des formations.

Évidemment, quelques étapes du processus demandent la collaboration de l’employeur qui, notamment, tourne des vidéos du technicien à l’oeuvre. Du matériel appelé à étoffer son dossier. Toutefois, aux dires de M. Galland, même s’il exige du temps au propriétaire, ce concours entraîne bien souvent de la reconnaissance.

« C’est gratifiant pour l’entreprise de voir ses techniciens récompensés. Leur fierté devient aussi celle du patron, qui se sent remercié par leur loyauté, explique-t-il. Les gars aiment travailler ici, dans cet atelier équipé des dernières technologies, et comptent bien y rester. »

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