Le Carrossier octobre 2017

Le Carrossier octobre 2017
Le Carrossier octobre 2017

L’édition d’octobre du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Deux poids, deux mesures

Pour aider les petits ateliers, le gouvernement aurait tout intérêt à faire le ménage en ce qui concerne certaines pratiques douteuses.

La situation n’est pas facile pour les petits ateliers de carrosserie indépendants. Il faut qu’ils trouvent un moyen de tirer leur épingle du jeu dans un marché de plus en plus compétitif.

Quand certains carrossiers sous bannière, bien établis et de solide réputation, ont tenu à nous parler, ce n’était pas de leur propre situation, mais bien de celle que vivent justement les ateliers indépendants.

Dans un cas bien précis, près de son atelier – il préfère ne pas donner de détails sur sa localisation –, l’un de ces carrossiers observe qu’un commerce de lavage d’autos annonce en grande pompe qu’il offre maintenant le service d’esthétique de carrosserie. Petites bosses, retouches de peinture, réparations des garnitures en plastique, la totale, quoi.

Là où la situation devient aberrante, c’est que cet entrepreneur improvise allègrement la création d’une chambre de peinture en fermant les portes du lave-auto. Notre interlocuteur soulignait que pour ouvrir un restaurant, un commerçant doit se barder de permis. Pour effectuer de la peinture automobile, par contre, n’importe qui peut faire n’importe quoi.

Il m’est arrivé d’observer en personne d’autres pratiques qui ternissent l’image des ateliers de carrosserie : j’ai déjà trouvé un grand couvert de parechoc en plastique jeté directement dans un bac de récupération, entre autres !

« C’est n’importe quoi », s’est écrié Michel Bourbeau, de la CCPQ, quand je lui en ai glissé un mot. « Des amateurs font de la peinture automobile sans le bon outillage ou sans la ventilation requise pour protéger leurs employés et l’environnement. Nous dénonçons encore et toujours ces pratiques douteuses, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de probité et qui non seulement bernent le consommateur, mais nuisent aussi aux petits ateliers qui ont fait leur spécialité de ces types de travaux, et qui le font dans les règles de l’art. »

En fait, ce que me disait le carrossier anonyme, c’est que n’importe quel commerce qui annonce des services de carrosserie devrait être contrôlé avec la même rigueur que celle qui s’applique aux carrossiers bien établis.

Un autre aspect du problème, c’est que ce type de carrossier du dimanche a tendance à disparaître aussi subitement qu’il est apparu, avant de reprendre vie quelques semaines plus tard sous un nouveau nom et quelques rues plus loin. Bonne chance au consommateur qui aurait des problèmes avec la qualité des travaux…

Cliquez ici pour lire Le Carrossier octobre 2017

Le Carrossier octobre 2017

Paratagez-le !