Le Carrossier avril/mai 2018

Le Carrossier avril/mai 2018
Le Carrossier avril/mai 2018

L’édition d’avril/mai du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Des bonnes nouvelles

La révision du contenu du cours de carrosserie offert dans les centres de formation professionnelle prend une tournure qui me plait profondément.

Le ministère de l’Éducation est en train de rédiger la nouvelle version de son programme de formation professionnelle pour ce métier. Les acteurs du secteur admettront qu’il était grand temps. Le cours était loin d’être adapté à la réalité des ateliers d’aujourd’hui.

Mais mon véritable plaisir découle de la façon dont cette refonte est effectuée. Contrairement à ce que l’on déplore trop souvent, ce nouveau DEP n’est pas construit par un groupe de fonctionnaires en vase clos, mais après consultation et validation non seulement auprès des enseignants, mais aussi d’une douzaine de carrossiers. Qui de mieux placé qu’eux pour expliquer leurs véritables besoins et mettre ces partenaires à niveau quant à la nouvelle réalité des ateliers ?

L’électronique, le mesurage tridimensionnel et même la réparation de voitures électriques et hybrides seront au programme. Une approche qui pourrait rendre le travail en carrosserie beaucoup plus attractif pour la génération montante. Reste à espérer ardemment que cette mouture 2020 du programme soit ensuite rapidement appliquée dans nos centres de formation.

Problème de littératie

Dans un autre ordre d’idées et dans un spectre plus large, le Québec souffre encore aujourd’hui d’un important décalage en matière de littératie. Selon des statistiques compilées par la Direction de la formation continue et des services aux entreprises du Collège Lionel-Groulx, la moitié des Canadiens ne maîtriseraient pas ces compétences essentielles pour réussir sur le marché du travail. On parle ici de difficulté à comprendre une étiquette de médicaments, à suivre les indications pour monter un meuble ou encore à comprendre des consignes de sécurité.

Le Québec n’y échappe pas et se trouve dans la moyenne faible des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) à ce chapitre. Alors que le Québec vit une pénurie de main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs, dont celui de la carrosserie, 65 % des personnes à la recherche d’un emploi n’arrivent pas à lire des directives simples.

À l’ère de l’économie du savoir, le ministère de l’Éducation devrait aussi se pencher avec la même approche constructive sur ce fléau nettement plus dévastateur.

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