Le Carrossier juin 2018

Le Carrossier juin 2018
Le Carrossier juin 2018

L’édition de juin du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Une accréditation certifiée

Comme bien des carrossiers, je me pose de sérieuses questions sur le mouvement de certification des ateliers.

Vous êtes nombreux à être engagés dans le processus de certification de vos ateliers afin d’obtenir le feu vert des constructeurs pour réparer leurs voitures selon leurs critères. D’autres vont y aller plus largement en entreprenant les démarches visant à obtenir la reconnaissance du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie. D’autres, encore, attendent.

J’ai toujours été aux premières lignes pour préconiser les bonnes pratiques, d’autant que c’est la mission première de la revue que vous lisez présentement. Je considère qu’une démarche structurée qui vise à améliorer les façons de faire en allant chercher l’expertise technique et les outils nécessaires à réparer des voitures d’une complexité étourdissante est une bonne chose.

Mais en complétant un rapide tour d’horizon avec des gestionnaires de carrosserie pour réaliser un texte que vous lirez en page 8, force est de constater qu’un doute plane sur toute l’opération.

Quel est l’intérêt ?

Aller chercher une certification de constructeur coûte cher, d’autant plus qu’aucun parmi ces derniers ne semble souhaiter arrimer ses demandes à celles de son voisin. Pour un atelier qui veut réparer toutes les marques de tous les constructeurs, cette démarche représente un investissement exorbitant. Et rien n’indique en ce moment, à la lumière de ce que me confient les carrossiers qui ont déjà obtenu une certification, que plus de voitures de cette marque se dirigeront vers eux.

J’ai parfois l’impression que c’est le monde à l’envers. Les constructeurs exigent des choses dont les assureurs ne semblent pas s’alarmer. Qui devrait établir les critères de qualité pour les réparations ? Le programme d’accréditation de l’AIA pourrait-il être reconnu par l’ensemble des constructeurs et validé par les assureurs ? Pourrait-on s’entendre au moins sur des certifications continentales, comme le suggère le carrossier Luc Perron, où la démarche serait valide pour l’ensemble des constructeurs asiatiques, américains ou européens ?

Tout le monde s’entend pour dire que le secteur de la carrosserie doit séparer le bon grain de l’ivraie dans ses rangs. Mais la certification de plus en plus demandée par les constructeurs est-elle la seule voix à suivre ? Et est-elle ce qu’il y a de mieux pour l’intérêt de nos carrossiers ?

Je vous promets qu’on n’a pas fini d’en entendre parler.

Cliquez ici pour lire Le Carrossier juin 2018.

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