Le Carrossier août 2018

Le Carrossier août 2018
Le Carrossier août 2018

L’édition d’août du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Revoir les primes

Les primes d’assurance automobile sur le marché québécois doivent être revues à la hausse.

Il faut en parler sans tourner autour du pot. Les primes d’assurance automobile offertes aux automobilistes québécois ne sont pas suffisantes pour répondre à la pression appliquée sur les ateliers de carrosserie.

Il doit y avoir un travail d’actuaire derrière tout ça, qui explique pourquoi les primes sont environ la moitié moins élevées ici que chez nos voisins ontariens. Les assureurs font-ils encore des profits avec cette catégorie de produits ? Il est quand même impressionnant de constater – avec les chiffres du Groupement des assureurs automobiles (GAA) – qu’en 2016, la prime moyenne au Québec s’établissait à 542 $, soit 20 $ de moins que 10 ans auparavant. On ne trouve pas grand-chose sur le marché aujourd’hui qui coûte moins cher qu’il y a dix ans.

Pendant ce temps, le coût moyen des sinistres en 2016 – toujours selon le GAA – grimpait de 3725 à 4220 $.

Un vrai partenariat ?

Pourquoi maintenir des primes si basses ? Je ne vois que la concurrence entre assureurs pour expliquer qu’aucune firme n’ose majorer ses prix, de peur de perdre un client attiré par une économie de quelques dollars sur sa prime.

Les assureurs et les carrossiers sont partenaires dans notre marché. Les uns ont besoin des autres. Sans les ateliers, comment les assureurs pourraient-ils faire réparer les voitures de leurs clients ? Ces derniers devraient comprendre que dans le contexte actuel, les ateliers se trouvent dans l’obligation d’investir des sommes colossales dans la formation, l’achat d’équipement et même la gestion de dossiers clients de plus en plus complexes. Avoir accès à un réseau fiable et de qualité a son prix.

Un partenariat implique un échange et une compréhension mutuelle des besoins. Tant que les primes seront aussi basses, il semble qu’il sera difficile pour les assureurs de trouver les sommes nécessaires pour soutenir les efforts demandés à nos carrossiers.

Rendre l’industrie plus attrayante pour la relève en bonifiant les conditions, ajouter des compétences dans nos ateliers face à la déferlante technologique, resserrer les prestations en expérience client… Si les assureurs y croient, il faut qu’ils desserrent les cordons de la bourse. Et pour la garnir, je ne vois d’autre solution que l’ajustement des primes.

Cliquez ici pour lire Le Carrossier août 2018.

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