Le Carrossier juin 2019

Le Carrossier juin 2019
Le Carrossier juin 2019

L’édition de juin du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Qualification

À l’ère des certifications et autres accréditations, perdrions-nous nos repères essentiels ?

Lors du CCIF à Halifax, Peter Sziklai, du comité de direction, a fait le point sur les différents programmes de certification et d’accréditation présentement proposés aux ateliers de carrosserie (voir article en page 8).

Il a rappelé rapidement le cas maintenant célèbre du John Eagle Collision Center, qui a été condamné à verser 31,5 millions de dollars en dommages après un accident aggravé par une réparation mal faite. Le toit de cette Honda Fit 2010 avait été collé et non soudé lors de son remplacement. Lors du second impact, il s’est déformé et toute la cage de protection s’est affaissée, ce qui a percé le réservoir d’essence, qui s’est enflammé.

Le défendeur a évoqué la pression que l’assureur aurait mise sur son atelier pour réduire les coûts de réparation. Une allégation qui n’a jamais pu être démontrée devant les tribunaux. Une situation d’autant plus malheureuse que l’atelier était certifié Honda.

La responsabilité du carrossier

Mais chose certaine, la cour a tenu l’atelier responsable. Ce qui nous ramène aux propos de M. Sziklai, qui disait qu’avant même de s’attarder aux certifications ou accréditations, c’est d’expertise qu’il faut parler. Avec le colossal poids de responsabilité qui pèse sur les épaules des carrossiers – même si le système de justice québécois diffère sensiblement de celui des États-Unis –, le devoir de posséder les qualifications pour réparer les voitures surpasse de loin celui reposant sur l’obtention d’un certificat ou d’une accréditation.

L’assureur doit évidemment être partenaire du carrossier dans cette approche. Le plus vertueux des professionnels fera face à un dilemme si son assureur rechigne sur le coût des réparations. Il ne devrait évidemment jamais y avoir de disparité entre le processus du constructeur et l’estimation des travaux.

Cette sombre histoire ne remet pas en question la pertinence d’entreprendre un processus de reconnaissance des compétences. Mais il demeure fondamental que l’atelier soit solide et rigoureux dans sa position, et qu’il ne subsiste aucun doute que lorsqu’il remet les clés au client, ce dernier peut partir l’esprit en paix.

Cliquez ici pour lire Le Carrossier juin 2019

Paratagez-le !