Garage Clément Hébert : tradition et dynamisme

Garage Clément Hébert : tradition et dynamisme
Sous le nom de CARSTAR Normandin, Stéphane Frigon dessert tout l’ouest du Lac-Saint-Jean. (Photos : Gimmy Desbiens)

Les carrossiers sont essentiels à l’économie ; en région, ils sont particulièrement indispensables.

Propriétaire du Garage Clément Hébert depuis bientôt 15 ans, Stéphane Frigon est parmi les jeunes carrossiers de métier les plus aguerris.

Situé à Normandin, presque à l’entrée des concessions forestières, l’atelier de Stéphane Frigon est le service de carrosserie le plus à l’ouest du Lac-Saint-Jean.

Alors qu’il est équidistant de Dolbeau et de Saint-Félicien, les municipalités d’Albanel, Saint-Edmond, Girardville et Saint-Thomas-Didyme sont dans le marché primaire qu’il dessert depuis 2004.

Stéphane Frigon est grosso modo dans un secteur où on dénombre le plus de camionnettes par rapport à l’ensemble des véhicules immatriculés.

Déjà 25 ans de métier

Ayant été le disciple de son père dès ses 13 ans, sa réputation est déjà faite même s’il n’en a que 36, puisqu’il compte près de 25 ans d’expérience à titre de carrossier.

C’est Régis qui lui avait transmis les secrets du métier dès qu’il avait fait l’acquisition en 1994 du Garage Clément Hébert, une tradition dont il tient à être toujours garant.

L’investissement qu’il a fait en 2014 en remplaçant le dôme qui le caractérisait par des installations ultramodernes et plus vastes illustre parfaitement son niveau de professionnalisme.

Étant dans le paradis des F-150 et autres camionnettes dont la carrosserie est entièrement ou partiellement faite d’aluminium, Stéphane en a aussi fait un centre spécialisé. Un centre où, en plus de réparer tous les véhicules hormis les camions, on offre aussi depuis longtemps le service de remplacement de vitres et, depuis peu, le remorquage.

Qualité et polyvalence

Si les méthodes de travail ont radicalement changé en quelque 25 ans, sa façon de voir le métier et de le pratiquer est des plus classiques. Ce n’est pas la quantité, mais la qualité qui y prévaut, sa devise étant que « tout ce qui vaut la peine d’être fait mérite d’être bien fait » ; un antidote aux retours non souhaités.

Quant à sa règle de base, outre une propreté irréprochable, elle consiste à avoir le souci d’être à la hauteur des plus hautes exigences des clients.

Sur le plan professionnel, elle se traduit notamment par l’application de procédures qui permettent à chaque membre de son équipe de prendre le relais à tout moment.

Chacun pratique la polyvalence et sait exactement où les autres en sont dans leurs tâches, de sorte que jamais le cycle ne peut être interrompu en raison de quelque contretemps.

Stéphane Frigon encadré de Roger Genest, Marc Tremblay, Philippe Frigon et Carl Gagné; Jimmy Imbeault et Christine Vadnais font également partie de l’équipe.

Pénurie et solutions

Les choses vont fort bon train, mais l’extrême difficulté à trouver ne fut-ce qu’un seul carrossier ou peintre tracasse M. Frigon au plus haut point, pour des raisons évidentes. S’il déplore que l’école de carrosserie la plus près est à Chicoutimi, à 150 km, et que les rares jeunes qui s’y inscrivent quittent la région immédiate, il y a pire.

Une récente visite à un CFP d’une grande ville l’ayant profondément déçu quant à ce qui s’y passe et à ce qu’on y enseigne, il espère que Québec agira.

Selon lui, un programme accentué d’alternance travail-études serait sans doute une solution valable, mais il miserait aussi sur un net soutien à l’emploi. En ce sens, il verrait notamment une politique de prestations permettant d’embaucher et d’initier au métier des chômeurs ou de jeunes décrocheurs demeurant loin des écoles.

Un maître prêt

Pratiquant toujours un métier qui le passionne, Stéphane Frigon est certain que ceux qui aimeraient remettre des véhicules à neuf sont plus nombreux qu’on le croirait.

On peut être sûr qu’il serait un excellent maître pour qui est débrouillard et capable d’apprécier rapidement ce qu’il faut faire, et la façon de le faire ; ne manque que les candidats.

Former en atelier

À 150, 300 et 360 kilomètres des écoles de carrosserie, Stéphane Frigon croit qu’avec le solide soutien des programmes d’emploi gouvernementaux, la solution est de former soi-même la relève.

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