Quatre fois plus en soutien

La rentabilité est directement proportionnelle au raffinement et à l’efficacité des tâches de soutien.

Le monde à l’envers : une réalité qui se vit de plus en plus dans nos ateliers.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, il est maintenant logique de conclure à première vue que les carrossiers qui ont de grands bureaux ont les meilleurs chiffres d’affaires.

Au fil des ans, vous avez forcément ajouté un poste, un autre et un autre, dans une série d’additions de tâches purement administratives. Par conséquent, il vous a fallu une mezzanine, agrandir le carré de votre bâtiment, emménager dans un immeuble plus spacieux, sinon dans un atelier tout neuf.

Si vous y avez vu l’effet d’une excroissance administrative qui ne cesse de s’accentuer, vous avez sûrement noté qu’elle est également inévitable et proportionnelle à la demande.

Du crayon à la mobilité

Il est renversant de constater à quel point on est passé en quelques décennies d’une gestion minimale de la clientèle et de l’administration à un raffinement jadis inimaginable.

La cause première est l’apparition de l’informatique et le développement phénoménal de ses multiples volets de traitement et de communication.

De l’ouverture d’un dossier à la livraison du véhicule, on peut et on doit maintenant tout savoir, qu’il s’agisse de matériel d’atelier, de pièces ou du temps requis pour effectuer les étapes de chacune des tâches. Et c’est sans compter la gestion des photos et des vidéos requis par les assureurs, de même que leur transmission ou retransmission aux automobilistes par les plateformes de mobilité.

Experts en bureautique

Si on croyait à l’origine que l’informatique réduirait le nombre d’employés affectés à l’administration, on assiste plutôt à l’effet contraire. En plus d’être particulièrement coûteuses en temps, ces multiples applications exigent d’ailleurs d’être fort expérimenté, expert en la matière et constamment à jour. Il est tout aussi essentiel de maîtriser les protocoles propres aux assureurs, aux fournisseurs et aux franchiseurs que de savoir exactement quelle information leur fournir.

Cette information, qui comprend les données de facturation conformes aux politiques du GAA, a en outre trait aux paramètres qui permettent de raccourcir graduellement la durée du cycle.

Quatre fois plus au bureau

Il y a 30 ans, un atelier pouvait compter 1 employé de soutien pour une équipe de 6 professionnels ; aujourd’hui, il en faut environ 6 par groupe de 8 employés affectés à la production.

On a en somme atteint le niveau de gestion préconisé par les HEC, dont le modèle a d’ailleurs beaucoup en commun avec la rigoureuse logique des grands bâtisseurs de l’ère industrielle.

Paratagez-le !