André Rollin, La Capitale : un partenariat plus innovant

André Rollin, La Capitale : un partenariat plus innovant
André Rollin, chef de service à la Direction estimation automobile à La Capitale considère que l’analyse pré et post réparation devrait être payée par l’assureur. (Photo : La Capitale)

Pour André Rollin de La Capitale, les assureurs doivent impérativement accompagner plus étroitement les carrossiers face aux nombreux défis technologiques, notamment celui des analyses préréparation et postréparation.

L’analyse (scan) des données avant et après avoir réparé une voiture devient graduellement une norme dans l’industrie de la carrosserie. Si la pratique a fait son apparition en 2012 sur certains véhicules haut de gamme, elle devient de plus en plus courante. En fait, certains assureurs considèrent cette analyse à ce point utile – même si elle n’est pas exigée par un constructeur – qu’ils demandent qu’elle soit effectuée sur tous les véhicules. C’est le cas depuis tout récemment pour l’assureur La Capitale.

« Ça donne l’heure juste à tout le monde, souligne André Rollin, chef de service à la Direction estimation automobile à La Capitale. Il s’agit d’un nouveau procédé pour tout le monde et il faut que les assureurs s’éduquent, tout comme les carrossiers, d’ailleurs. Pour nos estimateurs sur la route, le procédé est maintenant obligatoire. En effet, comment mesurer les dommages sur desvoitures de plus en plus complexes et débordantes de technologies si on ne procède pas à l’analysedes systèmes ? »

Un service à facturer

Si la tâche est réalisée par le carrossier, il est normal que ce dernier soit compensé pour son travail et l’amortissement de ses investissements, soutient M. Rollin. « Les assureurs devraient payer d’emblée, tranche-t-il. Cela doit faire partie intégrante du processus d’estimation. » Selon lui, les assureurs ont tout intérêt à le faire puisque l’analyse de la condition des systèmes avant de livrer la voiture au client est une garantie que les travaux ont été faits dans les règles de l’art et que la voiture est aussi sécuritaire qu’avant l’impact. Qui plus est, l’analyse avant la réparation fournit dans plusieurs cas la liste de tous les codes d’erreur antérieurs à l’accident, ce qui efface les possibilités d’abus ou de discussions acrimonieuses avec le client.

Des professionnels de confiance

Pour M. Rollin, les nouvelles technologies de communication vont faciliter les relations des assureurs avec leur client. Par exemple, un consommateur pourrait très bien envoyer des photos des dommages de sa voiture après une collision sur un site Internet pour enclencher l’ouverture d’un dossier.

« Mais je ne crois pas qu’il soit bénéfique pour qui que ce soit d’écarter le carrossier de l’équation. Ces ateliers ont une grande expertise et ne sont pas là pour simplement remplir une commande. Je n’aime pas l’idée de vouloir contrôler à distance des entreprises qui ne nous appartiennent pas. »

Chose certaine, pour André Rollin, il faut cesser de voir les carrossiers et les assureurs comme deux forces en opposition. « Nous avons besoin de bons carrossiers pour servir nos clients dans un contexte où la réparation automobile sera de plus en plus complexe. Plusieurs petits ateliers ne seront pas en mesure de suivre. Nous devons travailler en collaboration avec les meilleurs pour les faire progresser, tout en nous montrant plus sensibles à leur propre réalité. »

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