Le Carrossier octobre 2018

Le Carrossier octobre 2018
Le Carrossier octobre 2018

L’édition d’octobre du magazine Le Carrossier est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Se tenir debout

L’implantation du programme PCAAC au Québec va changer complètement la donne dans nos ateliers de carrosserie.

La Corporation des carrossiers professionnels du Québec (CCPQ) et l’Association des industries de l’automobile (AIA) du Canada ont signé une entente qui donne à la CCPQ le mandat de développer sur notre territoire le Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC).

Beaucoup d’acronymes pour dire qu’un programme de reconnaissance de l’excellence des ateliers va fournir à nos carrossiers le levier pour régler une fois pour toutes cette grande question de la certification. Si j’ai bien compris, le PCAAC comporte tout ce qu’il faut pour qu’un atelier atteigne le niveau de qualité nécessaire à la réparation de tous les véhicules. On parle ici d’une combinaison de formation – par le programme bien connu I-CAR – et d’équipement de pointe répondant aux exigences globales des processus de réparation des constructeurs.

Le grand défi sera de faire adopter cette accréditation par les partenaires assureurs. Je sais que la CCPQ a une solide stratégie à ce sujet, et je ne vois pas pourquoi les assureurs n’y souscriraient pas.

Pourquoi ? Parce que les assureurs pourraient avoir confiance dans ce programme national inspiré des meilleures pratiques de certification des constructeurs. Aussi, ils profiteraient de beaucoup plus de flexibilité quant au contrôle des coûts. Pour les assureurs, c’est le levier qui leur permettrait de travailler de concert avec les carrossiers sans se soumettre au bon vouloir des constructeurs. J’y vois une bonne nouvelle pour tous.

Mea culpa

Parlant des assureurs, j’ai trop simplifié les choses dans mon plus récent éditorial, en disant qu’ils avaient la marge pour augmenter les primes de leurs clients puisqu’au Québec, le consommateur paie la moitié de la facture de son voisin ontarien. C’était sans tenir compte du fait que notre régime, sans égard à la faute, réduit considérablement la provision en cas d’accident où il pourrait y avoir poursuite pour les blessures et les dommages. D’où un certain écart.

D’accord, mais je maintiens que les primes sont trop basses par rapport à ce qui est exigé du carrossier, et que les hausser donnerait la latitude financière aux assureurs pour offrir une vraie relation de partenariat avec les professionnels qui réparent les voitures de leurs clients.

On en reparlera…

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