Un pas de plus vers la valorisation des carcasses

arpac

La ministre du gouvernement du Québec, Lise Thériault, en compagnie du président directeur-général de l’ARPAC, Simon Matte.
(Photo : Gracieuseté Simon Matte)

En annonçant une contribution de 82 500 $ à la coopérative de l’ARPAC, la ministre Lise Thériault, responsable des PME, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional vient de donner un coup de pouce supplémentaire à la réalisation d’un vaste projet de valorisation des carcasses d’automobiles à Bécancour.

Cette somme sera consacrée à la réalisation d’études techniques, d’un plan de commercialisation et d’un plan d’affaires visant l’implantation d’une usine qui nécessitera des investissements de l’ordre de 20 millions de dollars.

En fait, Simon Matte, président et directeur-général de l’Association des Recycleurs de pièces d’autos et de camions (ARPAC) n’attend plus que l’obtention d’un certificat d’autorisation avant d’aller de l’avant dans l’acquisition d’un terrain et dans le lancement des travaux de construction.

En entrevue avec Le Carrossier, il ne cachait pas sa bonne humeur de voir ce projet, élaboré de longue date, progresser significativement. « Valoriser les carcasses de voitures dont nous avons retiré toutes les pièces utiles va nous permettre de récupérer un manque à gagner de l’ordre de 10 à 20 millions $ par année, qui nous file entre les doigts depuis 43 ans. Au lieu de livrer ces carcasses à des sous-traitants au prix de l’acier, nous allons pouvoir, avec cette usine, en retirer les différents métaux, notamment le cuivre et l’aluminium, et en obtenir un bien meilleur prix. »
La Coopérative ARPAC est un regroupement distinct de l’ARPAC. Quelques dizaines de recycleurs ont formé cette coopérative pour investir dans ce projet. Mais, selon M. Matte, tous les membres vont bénéficier de ce débouché pour les carcasses d’automobiles qu’ils génèrent.

arpac

Il sera beaucoup plus avantageux pour les recycleurs de valoriser les carcasses eux-mêmes que de les livrer à rabais à des sous-traitants.
(Photo : Michel Beaunoyer)

« C’est un projet d’intégration verticale très motivant, reprend M. Matte qui s’attend au feu vert du ministère de l’Environnement d’ici quelques semaines, voire quelques mois au plus tard. On travaille avec nos membres à ce projet depuis 2009 et il y trop d’argent en jeu pour nous pour jamais abandonner. »

Si tout se déroule comme le souhaite le président de l’ARPAC, l’usine pourrait être construite en moins d’un an, pour une mise en opération en 2017. L’objectif est de traiter 100 000 carcasses de voitures la première année. Ce volume explique d’ailleurs que le choix de la Coop ARPAC se soit tourné vers le parc industriel de Bécancour, possédant un port en eaux profondes et des accès aux réseaux ferroviaire et autoroutier.

Si le projet prend son envol il pourrait être suivi d’une seconde usine qui pourrait permettre de récupérer les matières plastiques se trouvant dans la carcasse de l’automobile.

Paratagez-le !