NACE souligne la transition de la carrosserie

NACE carrosserie
Dan Risley, de l’Automotive Services Association (ASA), Darrell Amberson, LaMettry’s collision, Wayne Weikel, Alliance of Automobile Manufacturers et Bob Redding, également de l’ASA. (Photo : Michel Beaunoyer)

Les panels, conférences, discussions et présentations se déroulant au NACE à Atlanta du 7 au 9 aout ont comme fil conducteur le portrait d’une industrie en profonde transition.

Représentants de l’industrie de la carrosserie, fournisseurs, représentants des compagnies d’assurance et même porte-paroles des constructeurs automobiles ont échangé d’une façon très ouverte sur les enjeux de l’industrie.

Aux États-Unis, où se déroule cette rencontre des grands joueurs de l’industrie, le secteur de la carrosserie semble étroitement lié aux grands constructeurs automobiles.

L’Automotive Services Association (ASA) qui représente tout le marché secondaire automobile chez nos voisins du Sud, entretient des liens étroits avec les constructeurs, notamment par le truchement de l’Alliance of Automobile Manufacturers qui regroupe 12 des grands constructeurs actifs sur notre marché.

Si le droit aux ateliers indépendants de réparer et entretenir tous les véhicules ne semble pas remis en question, la façon de le faire est au cœur de toutes les discussions. Dans un pays où une poursuite judiciaire est vite arrivée, les carrossiers comprennent leur obligation de réparer les voitures qui leur sont confiées dans les règles de l’art.

La certification trop dispendieuse

Pour Darrell Amberson, qui siège à des comités consultatifs au sein de l’ASA et détient plusieurs ateliers de carrosserie au Minnesota, les carrossiers aimeraient davantage un standard de qualité s’appliquant à tout le secteur et reconnu par les constructeurs que devoir dénicher les certifications de tous les constructeurs.

« On parle ici de près d’un million de dollars d’investissement en formation et en équipement, a-t-il lancé lors d’un panel. Cet investissement ne sera jamais rentable. Les assureurs ne suivent pas la courbe des frais et nous devons déjà absorber plusieurs dépenses qui ne sont pas reconnues. »

L’une d’elles est reliée à l’analyse des codes d’anomalie avant et après la réparation — le fameux pré et post scan — souvent demandée dans le processus de réparation des constructeurs. Dan Risley, à la tête de l’ASA, souligne que le respect des processus de réparation n’est plus une recommandation, mais une obligation de la part des carrossiers.

En fait, certains états américains commencent à légiférer à ce chapitre, imposant l’application stricte des demandes des constructeurs au nom de la protection des consommateurs. « Il y a vingt ans, on aurait pu croire en l’application d’une norme générale de réparation pour la collision, mais plus aujourd’hui avec la complexité technologique, a expliqué Wayne Weikel, représentant les constructeurs. Ceci étant dit, nous devons travailler en plus étroite collaboration avec les ateliers indépendants qui réparent, sur notre marché, 85 % des véhicules. »

Simplifier les processus

En point de presse, M. Weikel a précisé sa pensée en répondant à une question du Carrossier. « Il est impossible de reconnaître une certification globale pour tous les véhicules. Mais, ceci étant dit, nous avons l’obligation de simplifier les choses. Par exemple, au sujet des équipements, nous allons préconiser d’offrir plus d’options aux carrossiers afin qu’ils puissent, lorsque cela est techniquement possible, utiliser des outils plus polyvalents. »

M. Weikel a aussi souligné que l’industrie vit présentement une période de profonde transition où plusieurs ajustements seront nécessaires. À l’instar de ses collègues de l’ASA, il a admis que l’accès aux informations sur les véhicules n’était pas toujours simple et que les constructeurs auraient avantage à simplifier l’opération.

En fait, lors du NACE, une entente entre General Motors et la plateforme de gestion Mitchell visant justement un accès plus limpide aux données de leurs véhicules a été annoncée sous la forme d’un projet pilote.

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