Caroline Lacasse, présidente du comité I-CAR Québec : investir dans nos outils les plus importants

Caroline Lacasse, présidente du comité I-CAR Québec : investir dans nos outils les plus importants
Pour Caroline Lacasse, le PCAAC représente une solution très intéressante pour les ateliers qui veulent maintenir ou atteindre un niveau supérieur. (Photo : Michel Beaunoyer)

La présidente du comité I-CAR Québec conçoit très bien l’importance d’un programme de reconnaissance des compétences et d’accréditation pour les ateliers qui veulent assurer leur pérennité.

Nous avons parlé à Mme Lacasse au moment où la CCPQ a accepté le mandat de faire la promotion du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC) auprès de ses membres.

« Je vois d’un bon œil le développement de ce programme d’accréditation des ateliers, explique la passionnée de carrosserie. C’est un programme neutre, sans but lucratif qui définit les standards à atteindre en termes d’outillages, de procédures et de formation du personnel. Je crois que ce programme sera également un gage de qualité pour les clients qui voudront faire affaire avec les entreprises reconnues »

Le pilier de la formation

Au cœur du PCAAC : les formations I-CAR. Ces cours sont connus et reconnus par tous les joueurs de l’industrie et ils sont élaborés en étroite collaboration avec les constructeurs automobiles. D’ailleurs, les constructeurs les incluent naturellement dans leurs propres programmes de certification.

« Au-delà de l’accréditation, un atelier qui n’inclut pas dans son plan de développement une mise à jour constante des compétences techniques de son équipe ne sera probablement plus là dans cinq ans, tranche Mme Lacasse. Les technologies, les procédures et l’outillage évoluent rapidement et font en sorte que la formation devient un incontournable. Je comprends qu’elle fasse partie des exigences du PCAAC,  car pour maintenir des standards de qualité élevés, il faut absolument maintenir un niveau de connaissances et de compétences élevées. »

Selon la présidente du comité I-CAR Québec, certains ateliers devront surmonter leurs réticences à former leurs employés. À ceux qui trouvent que les formations sont trop théoriques, elle répond : « Les formations I-CAR permettent aux participants de connaitre les exigences manufacturières en termes de processus ou de savoir où aller chercher l’information. Cette théorie est essentielle pour effectuer les réparations selon les standards manufacturiers et permet de remplacer le « essai-erreur » pouvant être dangereux pour la sécurité des occupants qui conduiront les véhicules réparés. »

Des effets concrets

Elle souligne également que le programme de perfectionnement professionnel I-CAR a des effets tangibles dans l’efficacité des opérations. Elle dit qu’une enquête a démontré que six mois après l’obtention de la reconnaissance Or, un atelier enregistrait en moyenne une optimisation de 14 % de ses temps de cycle. Qui plus est, le temps de touche sur les véhicules augmentait de 33 % alors qu’on enregistrait une baisse significative des suppléments de 11 %.

« Puisque l’objectif du PCAAC est d’établir des standards de qualité supérieure, de créer un label de confiance, la reconnaissance de l’importance de la formation est un des piliers de sa crédibilité », souligne Caroline Lacasse.

Elle ajoute qu’un atelier qui s’engage dans un programme de formation I-CAR, avec cette vision d’excellence, sera en mesure de valoriser en même temps son capital le plus important, celui de ses employés.

Paratagez-le !