Pistolets à peinture : maitriser ses bases

Pistolets à peinture : maitriser ses bases
À chaque pistolet à peinture, son application … et il y en a plusieurs. (Photo : Thomas Ethier)

À chaque pistolet à peinture, son application … et il y en a plusieurs.

L’été est souvent l’occasion de monter sa liste « liste d’épicerie », en fonction des besoins qui se sont manifestés tout au long de l’année, et des orientations de l’atelier pour les mois à venir. Pour cette chronique estivale, je vous propose une revue des grandes catégories de pistolets à peinture qui s’offrent à vous. En espérant que ces quelques bases vous aideront à faire des choix éclairés, pour tirer le maximum de votre talent.

Les classiques

Commençons par la base, le pistolet alimenté par gravité de type HVBP ou de type RP, les plus utilisés en carrosserie. J’ajouterai à cette catégorie les modèles plus anciens, de type conventionnel, qui pour leur part utilisent une plus grande pression à l’entrée que les deux autres, soit jusqu’à 50 – 55 psi.

De son côté, puisqu’il fonctionne avec la pression exercée par la gravité, gardez en tête que le pistolet HVBP aura besoin d’un certain volume de peinture pour bien performer. Pour sa part, le pistolet à pression réduite de type RP offre un bon taux de transfert de la peinture ; il s’agit d’une optimisation du pistolet à haute pression.

Pour le pistolet HVBP, on doit utiliser un outil spécial pour mesurer la pression au chapeau. Ce dernier est offert directement auprès du fabricant, car chaque compagnie se sert de son propre outil, calibré selon le pistolet en question.

Le pistolet à siphon

J’aimerais aussi souligner la présence d’un pistolet presque disparu des ateliers : le pistolet à siphon. Celui-ci nécessite aussi beaucoup de pression, car la peinture est aspirée jusqu’au chapeau par un simple effet de succion. Un tel pistolet, conçu pour être combiné à des équipements à pression, aura besoin d’une buse plus petite, puisque la peinture est propulsée par la pression de la peinture dans le réservoir.

Ce type d’équipement est surtout recommandé pour les parcs de véhicules, soit lorsque de grandes quantités de peinture sont nécessaires pour peinturer de grande surface. Les pompes, quant à elles, sont essentiellement utiles pour les parcs de camions lourds. Peut-être y trouverez-vous votre compte ?

L’électrostatique

N’oublions pas pour terminer le pistolet électrostatique. Cet outil fonctionne par un effet d’attraction entre les gouttelettes de peinture. L’effet enveloppant ainsi créé aide notamment à couvrir les surfaces rondes. Avec ce type de pistolet, le technicien n’est pas obligé de passer plusieurs fois au même endroit pour couvrir complètement les surfaces à pulvériser. La peinture semblera littéralement aimantée au véhicule.

Les variables du peintre

Chaque pistolet offre également un choix multiple de buses et de chapeaux d’air, offerts selon le produit requis ou encore selon la préférence du peintre et son style d’application. La rapidité, la distance et le chevauchement vont évidemment varier d’un technicien à un autre : c’est ce qu’on appelle les variables du peintre. Il faut avant tout analyser ces variables avant de faire des recommandations à un client, pour s’assurer que le produit sera bien adapté à sa façon de travailler. Évidemment, certains peintres ne prêcheront que pour leur marque préférée.

Bien sûr, mille et un facteurs entreront en ligne de compte pour vous faire choisir le pistolet le mieux adapté à votre main. Voyez aussi à étendre votre collection avec les outils les mieux adaptés à vos services et à leur évolution.

Paratagez-le !