Le coffre à outils, un frein à l’emploi

Le coffre à outils, un frein à l'emploi
Il faut considérer participer à la constitution d’un coffre à outils pour les nouveaux travailleurs.

Les jeunes travailleurs sursautent devant le coût d’achat d’un coffre à outils.

Encore récemment, lors d’une journée carrière organisée dans un centre de formation professionnelle, des étudiants inscrits dans les différents programmes liés à notre industrie étaient déconcertés d’apprendre qu’ils devraient débourser des milliers de dollars pour acquérir un coffre à outils dès leur arrivée sur le marché du travail. Devant cette réalité, plusieurs étudiants migrent vers un autre programme d’études, dans un autre secteur.

Contribuer à l’achat des outils
L’achat d’un coffre à outils est effectivement un enjeu d’attraction et de fidélisation de la main-d’oeuvre. Selon le dernier diagnostic réalisé par le CSMO-Auto en décembre 2017, 37 % des entreprises de l’industrie des services automobiles contribuent financièrement aux achats nécessaires pour leurs employés, tels que les outils de travail.

Sachant que le coût d’achat d’un coffre à outils est particulièrement élevé pour un jeune qui commence dans l’industrie, et que cela peut être un frein important dans son choix professionnel, les entreprises du secteur gagneraient à mettre en place des mesures pour les aider à s’outiller à meilleur coût.

S’outiller pour outiller
Avec la rareté de main-d’oeuvre que connaît l’industrie, et devant la concurrence des autres secteurs pour attirer la relève, les conditions de travail deviennent la clé de l’attraction et de la rétention. Il faut revoir les conditions de travail offertes dans leur ensemble pour demeurer concurrentiel sur le marché. C’est la course à l’attraction.

La main-d’oeuvre recherche une bonne rémunération et de bonnes conditions d’emploi. C’est pourquoi il faut intervenir rapidement sur votre offre d’emploi et tenir compte du coffre à outils. L’idée est de mettre en place des incitatifs qui permettront aux jeunes de s’équiper sans se ruiner.

Vivre à notre époque
Imaginez arriver sur le marché du travail en 2018. Vous avez plus ou moins 20 ans. Vous avez peu d’expérience et probablement un salaire horaire d’apprenti au bas de l’échelle. Vous devez payer l’appartement, l’épicerie, la voiture pour vous installer un tant soit peu, et voilà que l’on vous demande d’investir un bon montant dans l’achat d’outils. Vous avez un ami qui travaille dans la construction.

En discutant avec lui, vous apprenez qu’il gagne comme apprenti un salaire supérieur au vôtre et que son patron lui prête les outils et le transport. Que faites-vous ? C’est la réalité de notre époque, les jeunes comparent les conditions d’un secteur à l’autre et choisissent celui qui est le plus prometteur et profitable pour eux.

Prendre l’approche gagnant-gagnant
Devez-vous tout payer ? Bien sûr que non. Cependant, vous devez faire votre part en offrant un emploi comportant des mesures qui facilitent l’arrivée en milieu de travail d’un jeune travailleur.

Certains employeurs offrent par exemple des outils de base que le jeune pourra conserver s’il reste plus d’un an dans l’entreprise ; d’autres leur demandent de payer un petit montant mensuel, etc. À vous de trouver une solution gagnant-gagnant.

Paratagez-le !