Besoin de main-d’œuvre : ce n’est que la pointe de l’iceberg

Besoin de main-d’œuvre : ce n’est que la pointe de l’iceberg
La rareté de la main-d’œuvre commence à avoir un impact direct sur les commerces. Le secteur de la carrosserie doit se positionner pour attirer de nouveaux talents.

Pour la première fois de son histoire, le Québec a atteint un taux de chômage en bas du 5 %.

Cela signifie que c’est le plein emploi à la grandeur de la province. À titre d’exemple, dans la région de la Capitale-Nationale les entreprises peinent à trouver de la main-d’œuvre. Dominique Brown, le président de Chocolats favoris exprimait dans les médias qu’il avait dû travailler à la caisse par manque de personnel.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Emploi-Québec, dans son document présentant le plan stratégique national de main-d’œuvre 2018-2023, précise que d’ici 10 ans, 1.3 million de postes seront à pourvoir, dont plus de 90 000, dès maintenant. Ces postes à combler ne sont pas seulement la conséquence de nombreux départs à la retraite, mais ils sont aussi associés à l’économie qui se porte bien. Il y a donc autant de nouveaux emplois qui se créent que de départ à la retraite.

Une surenchère pour la main-d’œuvre

La compétition pour trouver de la main-d’œuvre est sans précédente, ceux qui croient que les entreprises de l’industrie se concurrencent entre elles se trompent, la compétition est avec autres industries: construction, santé, technologie de l’information, aérospatial, etc. Les chercheurs d’emploi comparent les conditions offertes et choisissent d’aller où ils veulent. C’est tout un revirement de situation par rapport aux années passées. De plus, les grandes entreprises embauchent des chasseurs de têtes à gros prix pour recruter directement sur le terrain, dans les entreprises. La pression sur les salaires est en croissance et il y a une véritable surenchère.

Le gouvernement du Québec mettra en place quelques stratégies pour pallier la situation et aider les entreprises à recruter. Par exemple, engager la main-d’œuvre immigrante, faciliter la conciliation travail-famille, améliorer le développement des compétences, promouvoir et valoriser les métiers en demande. Le gouvernement injectera 1.3 milliard sur cinq ans pour mettre en œuvre son plan stratégique.

L’industrie doit se refaire une beauté

Quant à l’industrie, il faut dès maintenant envisager des stratégies visant à augmenter la fidélisation de la main-d’œuvre, que ce soit par l’amélioration des conditions de travail et la formation. Les travailleurs actuellement en entreprise sont précieux et doivent être respectés et valorisés. Dans une économie de plein emploi, l’industrie ne peut plus se permettre de maintenir un taux de roulement de 54 %.

De la main-d’œuvre à votre portée

Les entreprises doivent accentuer l’embauche de femmes et de personnes immigrantes. En effet, des efforts de recrutement soutenus permettront d’augmenter le pourcentage de femmes qui est actuellement qu’à 17 % dans l’industrie. La main-d’œuvre immigrante est également une solution intéressante, mais souvent peu explorée par les entreprises. Il va sans dire que la mise en place de leviers pour améliorer l’accueil et l’intégration permettront sans aucun doute de favoriser l’attraction et la rétention de ces nouvelles clientèles, mais sera aussi bénéfique pour l’ensemble de la main-d’œuvre de l’industrie.

L’industrie a autant à offrir que les autres, elle doit mettre en valeur ces atouts et ce qu’elle a de meilleur !

Paratagez-le !