Travailleurs étrangers : ouvrez vos frontières à la main-d’œuvre

Travailleurs étrangers : ouvrez vos frontières à la main-d’œuvre
Nombre de techniciens d’expérience, provenant notamment d’Europe, rêvent de s’installer au Québec avec leur famille et d’intégrer votre équipe.

La pénurie de main-d’œuvre freine votre potentiel de croissance ? Élargissez donc vos recherches.  

Les voitures se ruent à vos portes, on jalouse votre expertise… on en vient même à croire que vous vous faites désirer avec vos listes d’attentes. La réalité, vous êtes nombreux à la vivre : vous n’avez pas la main-d’œuvre suffisante pour répondre à la demande, et encore moins pour remplir des locaux agrandis.

Les délais de réparation commencent alors à s’allonger, et on n’arrive pas à livrer le travail prévu à la fin de la journée. Les assureurs s’impatientent, et prennent une partie de votre volume pour l’envoyer ailleurs. Et on sait à quel point il est difficile de renverser la vapeur. Vous avez besoin d’un employé d’expérience, le plus rapidement possible.

Voir plus loin

Vous êtes de plus en plus nombreux à y avoir pensé, mais encore très prudent face à cette nouvelle solution : embaucher un technicien dans un autre pays. Est-il risqué d’embaucher un employé avant même de l’avoir vu en personne ? La bureaucratie entourant l’opération monopolisera-t-elle votre temps et votre énergie, déjà surchargés ? Les quelques précurseurs à s’être lancé en témoignent pourtant : les postes sont aujourd’hui comblés, avec es employés compétents, motivés et heureux de faire partie de l’équipe.

Si vous obtenez des résultats annuels d’environ 1,5 million et plus, ne pouvez répondre à toute la demande et ne pouvez prendre de l’expansion faute d’avoir suffisamment de techniciens, vous êtes un excellent candidat pour l’embauche à l’étranger. Et les banques de données de techniciens qui rêvent de s’établir au Québec sont très bien remplies.

Meilleures conditions de travail, culture attrayante, employeurs respectueux… le marché secondaire québécois subit effectivement la féroce compétition des autres quarts de métier, mais demeure somme toute très compétitif à travers le monde. Tout un bassin de main-d’œuvre, provenant notamment de France, rêve aussi de s’y établir.

De grandes décisions

Une dizaine de propriétaires d’atelier de carrosserie du Québec m’ont fait part de leur expérience : sur le lot, un seul a dû faire face à une démission, pour raisons personnelles. Un employé qui prend la décision de s’installer dans un nouveau pays, avec sa famille, a généralement l’intention d’y rester.

Reste évidemment l’enjeu de l’adaptation. Vous n’aurez certainement pas à leur apprendre le métier, mais ces nouveaux employés arrivent avec leurs bagages. Ne serait-ce que ce fameux réflexe européen de réparer à tout prix plutôt que de remplacer une pièce, par exemple, les pratiques diffèrent et la mise à niveau se fera en cours de route.

Selon mes observations, le principal frein à l’embauche de travailleurs étrangers, ce sont les propriétaires qui attendent bien souvent d’être au bout du rouleau avant d’enclencher le processus auprès d’une firme de recrutement. L’ensemble de l’opération est relativement très rapide, et les effets bénéfiques se font ressentir rapidement. Ne vous attendez pas à ce qu’on vous expédie un carrossier d’outremer dans les jours qui suivent.

Il existe des solutions pour garnir votre équipe : apprenez à être attrayant pour la jeune main d’œuvre, soignez votre plan d’intégration et de rétention… et surtout, ne vous imposez pas de frontières. Le bassin de main-d’œuvre est beaucoup plus large que vous ne l’auriez cru.

Paratagez-le !