Témoin allumé : un signal prioritaire

Témoin allumé : un signal prioritaire
Usure des paliers principaux du vilebrequin d’un moteur diésel de 3,0 litres turbo, qui a été mal entretenu. (Photo : Denis Pageau)

Si le témoin d’anomalie est allumé, on ne peut plus prendre la chose à la légère sans risquer d’avoir des problèmes légaux.

Laisser entendre aux clients que le témoin d’anomalie peut rester allumé sans qu’il y ait de conséquences graves peut entraîner d’importantes poursuites pour négligence majeure.

Il y a 20 ans, on avait tendance à peu s’en soucier, sous prétexte que la programmation de l’OBD-II ferait en sorte que l’ordinateur de bord veillerait à ce que les systèmes demeurent fonctionnels.

En réalité, quiconque n’avait ni la formation, ni l’équipement, ni les connaissances requises pour interpréter les codes de dysfonctionnement y trouvait là une porte de sortie, et sans frais apparents pour le client.

Aucun risque à courir

Autant le témoin d’anomalie peut sonner l’alarme à propos d’un problème mineur, autant il peut être le signe d’une complication majeure, comme indiqué sur Internet ou vécu au quotidien.

Les clients doivent absolument comprendre qu’il faut voir de quoi il en retourne s’il est allumé, en raison de l’éventail de niveaux d’urgence qu’il peut révéler et de l’éventuelle gravité des problèmes qu’il pointe.

Ils devraient d’ailleurs savoir que s’il clignote, les constructeurs insistent pour que le véhicule soit immobilisé au plus tôt et que le contact soit coupé, puisqu’un diagnostic immédiat s’impose.

Des cas extrêmes

Afin d’éviter tout éventuel ennui découlant du non-respect des procédures de vérification et de correction du problème, qu’il soit d’ordre systémique ou ponctuel, chaque étape du diagnostic doit être clairement détaillée.

Ayant récemment expertisé à fond quatre moteurs, pièce par pièce, avec le concours d’ingénieurs pour certains composants et d’un analyste des huiles, je ne peux avoir de cas plus patents pour en prouver l’à-propos.

Lorsqu’une garantie et des milliers de dollars sont en cause, l’approximation ne tient absolument plus ; au point d’ailleurs que l’on doit obtenir des systèmes OEM les données les plus pointues.

Des questions majeures

Voici, à titre d’exemple, le type d’information demandée par un ingénieur qui a fait l’examen approfondi d’un des moteurs :

• Numéro de série complet

• Kilométrage depuis la dernière

intervention

• Kilométrage lors de l’incident

• Type d’usage du véhicule – commercial

ou non

• Historique de l’entretien

• Conditions de conduite lors du bris

Cette information est tirée des factures, des techniciens qui l’avaient diagnostiqué et du témoignage de ceux qui ont utilisé le véhicule avant et après le bris.

Des factures détaillées

Il est par conséquent crucial que les factures soient détaillées afin de vérifier si le kilométrage a été excédentaire, et si votre atelier a été le dernier à intervenir sur le véhicule. Y verrez-vous ?

Message aux clients

Lorsque le témoin d’anomalie s’allume, il faut prendre la direction du garage. S’il clignote, c’est en « ambulance » que le véhicule doit y être amené.

Paratagez-le !