Le Garagiste mars 2018

Le Garagiste mars 2018
Le Garagiste mars 2018

L’édition de mars 2018 du magazine Le Garagiste est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Les médias antisociaux

Quel bel outil de communication que les médias sociaux…

On peut aujourd’hui garder contact avec des amis de partout dans le monde, partager des coups de coeur en instantané et attaquer sans danger, en un seul clic, la réputation d’un commerçant.

Je parlais récemment avec une connaissance qui dirige un restaurant de la Rive-Sud de Montréal. À quelques heures de l’ouverture, le soir de la Saint-Valentin, un de ses chefs annonce son absence pour raison de maladie. Un des soirs les plus occupés de l’année !

Il se débrouille du mieux qu’il peut, s’occupe de la clientèle tout en jouant des casseroles dans la cuisine. Il s’en sort plutôt bien.

« Le lendemain, mon gérant m’a demandé si j’avais jeté un coup d’oeil aux médias sociaux. C’était critique par dessus critique. Les avoir lues, je pense que je fermais la place le jour même. »

Autant les médias sociaux représentent des outils efficaces de communication, autant la gestion des détracteurs est devenue la bête noire des commerçants. Rien de plus facile pour un individu anonyme de dénoncer un commerce – restaurant comme atelier de mécanique – en toute impunité.

Le droit de se plaindre

J’accorde le droit à quiconque de se plaindre de la mauvaise qualité d’un service. C’est à nous de nous assurer de travailler avec professionnalisme et honnêteté. Mais je déplore le manque de courage de ceux qui se tapissent derrière leur écran pour salir sans retenue des réputations d’entreprises et d’individus. C’est probablement une question de génération, mais quand j’ai l’impression de m’être fait flouer par un commerçant, je ne me gêne pas pour lui dire en personne, avec civisme, mais clairement.

Cela dit, il faut faire avec son temps. Tous les réseaux du marché secondaire sensibilisent et outillent leurs ateliers dans la gestion des détracteurs afin de contrôler les effets négatifs que leurs commentaires, justifiés ou non, peuvent avoir sur leur réputation. Je crois en effet qu’à ce chapitre, il serait dévastateur de laisser faire en fermant les yeux.

Soyez vigilants et répondez aux commentaires avec des faits et sans émotion, qu’ils soient positifs ou négatifs – encore plus dans ce dernier cas –, même si vous avez mieux à faire. J’ose espérer que vos détracteurs, s’il y en a, seront assez honnêtes pour vous entendre, reconnaître vos efforts et changer de ton.

Cliquez ici pour lire Le Garagiste mars 2018

Paratagez-le !