Les programmations évoluent

Les programmations évoluent
La nature exacte du problème est identifiable par quatre plages de données obtenues par l’analyseur. (Photo : Denis Pageau)

Il y a longtemps que vous avez été formés en procédures de diagnostic des mémoires adaptatives ?

Depuis les années 1980, rien n’a fondamentalement changé dans la correction proprement dite du mélange air-carburant, mais les données qui guident l’ordinateur se multiplient au fil des années.

C’est ce qu’illustrent d’ailleurs les analyseurs d’aujourd’hui, dont la rapidité de cueillette et de traitement est bien supérieure à ce qu’elle était autrefois.

Une pratique à revoir

En montrant récemment à un technicien les données en mode stationnaire du mélange air-carburant, j’ai été étonné de constater que ça lui suffisait amplement pour établir son diagnostic.

Selon que le PCM l’enrichit ou l’appauvrit, il ne peut en déduire entre autres que le problème est dû au capteur d’oxygène, à une faible alimentation en carburant, à une obstruction de l’échappement, ou à des capteurs MAF ou MAP défectueux.

Équipement en main, je lui ai donc expliqué qu’il est préférable de rassembler en roulant le maximum d’informations et, surtout, d’en mémoriser les paramètres afin de les analyser.

Ce qu’il faut retenir

Sans trop entrer dans les détails, on a vu en procédant ainsi que trois modules affichaient des codes de panne : ceux du contrôle du moteur, du système ABS et du frein de stationnement électronique.

J’ai répondu par conséquent à plusieurs de ses questions, mais je lui ai mentionné qu’en ce qui a trait à la procédure recommandée, il faut au moins savoir ceci :

  • La fonction de la correction du mélange à long terme consiste à maintenir celle du court terme à 0 %.
  • Tous les modules doivent être balayés afin, s’il y a lieu, de trier les codes d’anomalie selon leur priorité et en fonction de la plainte du client.
  • Les bulletins techniques doivent être consultés.
  • Un essai routier monitoré doit être effectué.
  • Au retour, les données obtenues en temps réel doivent être enregistrées et analysées.

Les quatre étapes à respecter

Or, pour conclure mon histoire, le technicien n’avait pas fait l’indispensable essai routier qui comprend les quatre étapes permettant, sur tout véhicule, d’obtenir les paramètres à grande échelle. Les quatre plages de données à vérifier après un essai routier ont trait à la gestion du mélange selon des paramètres fixes :

  1. Du ralenti jusqu’à 2500 t/m
  2. Accélération de 20 à 30 m/h – 30 à 50 km/h
  3. Accélération de 40 à 50 m/h – 65 à 80 km/h
  4. Accélération de 60 à 70 m/h – 100 à 115 km/h

Une mise à jour nécessaire

Il serait pertinent de se refamiliariser avec ces valeurs en utilisant un véhicule récent, ou en s’inscrivant à une formation intensive de plusieurs heures. De quoi gagner beaucoup de temps.

Paratagez-le !