Un cas bien particulier

Un cas bien particulier
Divers problèmes mécaniques, tel le voilage, ont un lien direct avec l’informatique. (Photo : Denis Pageau)

Analyseur, oscilloscope, reprogrammation, informatique : tous des incontournables à maîtriser.

Il y a peu de temps, on avait encore trop tendance à percevoir l’électronique comme une spécialité, alors qu’il était évident que sa maîtrise était déjà essentielle à l’exécution de 80 % de nos tâches.

Hélas, certains voient toujours l’électronique comme une intruse, alors qu’elle forme maintenant un tout avec l’ensemble de la mécanique, qu’elle gère presque entièrement.

Combien de fois a-t-on dit avec déception et crainte qu’on ne pouvait réparer certaines pièces à composants électroniques, et qu’on était obligé de les remplacer ?

Pourtant, sans elle, on ne pourrait diagnostiquer en un tournemain nombre de problèmes d’ordre mécanique comme électrique, sinon qu’à perte.

À chacun sa tablette

L’électronique, dont font partie la télématique et ses transpondeurs, est devenue un atout d’une importance considérable, notamment en matière d’accessoires.

Plus un atelier est à jour en équipement informatisé, plus la productivité, la rentabilité et la qualité du service sont au rendez-vous et à la hauteur de ce qu’attend le client.

La norme n’y est donc plus d’un analyseur par atelier, mais par technicien ; ce qui est aussi le cas pour cet équipement ultrapolyvalent qu’est la tablette électronique.

Mesure de l’infinitésimal

Que l’on se voie ou non comme un maître de la mécanique traditionnelle, force est d’admettre que l’électronique et la rigueur qu’elle commande font loi.

Les problèmes ne peut être solutionnés rapidement que par ses multiples applications ; s’ils sont d’origine purement électronique ou informatique, on ne peut passer que par elle.

Comme moi, vous savez d’ailleurs que la tension normale de 5 volts d’un capteur, par exemple, ne peut être mesurée que par un oscilloscope, qui en enregistre d’ailleurs la moindre instabilité.

Formés et informés

Pour entretenir des véhicules issus d’une haute technologie en constante évolution, il ne suffit évidemment pas d’être équipés comme 10 ; il faut être formé, informé et investir en ce sens.

Ceci est d’autant plus important que divers bris et anomalies ne se règlent que par une reprogrammation, comme l’illustre le cas particulier dont je vous fais part.

Un ingénieur à l’aide

À l’occasion de cette chronique, je porte à votre attention un problème récurrent relié à un système de freinage dont seul un ingénieur semblait connaître la cause.

Le cas est très particulier, puisque ni code ni témoin ne signalaient que le client avait raison de se plaindre d’une vibration qui ne se manifestait qu’en freinant à une certaine vitesse.

Après lui avoir parlé, interrogé le technicien qui avait remplacé les plaquettes et constaté le voilage des disques, le problème a été réglé en 20 minutes puisqu’il résultait d’une procédure incomplète.

Comme prescrit pour ce véhicule, l’ingénieur a dit au technicien qu’il devait tout simplement réinitialiser le système automatique du frein de stationnement, même s’il en avait rajusté les câbles. D’où l’importance d’avoir sous la main non seulement l’équipement approprié, mais aussi l’information essentielle à l’exécution des tâches, qu’elles soient complexes ou non.

Paratagez-le !