L’obligation d’être heureux

L'obligation d'être heureux
La division du Québec de l’AIA Canada a mis les jeunes de relève en vedette dans le cadre du Grand Forum 2018. (Photo : Thomas Ethier)

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai eu récemment la chance de participer à un évènement majeur de notre industrie.

Plusieurs conférenciers de haut niveau se sont adressés aux participants au courant de cette journée, abordant tous des sujets de première importance. Pourtant, contre toute attente, c’est un enseignant accompagné de ses étudiants qui a littéralement volé la vedette. Pourquoi ? Parce qu’ils nous ont fait réaliser que nous sommes encore dans le coup. Ils nous ont fait réaliser qu’on avait encore beaucoup à offrir et que les jeunes seront disposés à venir travailler chez nous si nous voulons bien les accueillir correctement.

Sollicités de toutes parts

Un élément ressort souvent de la part des jeunes : la plupart d’entre eux apprécient le fait que dans le marché secondaire, on travaille sur plusieurs marques et modèles différents de véhicules. Plusieurs d’entre eux ont également la fibre d’entrepreneur et visent à devenir un jour propriétaires de leur entreprise, ce qui est plus que possible dans notre industrie.

Malheureusement, l’intérêt des jeunes pour celle-ci ne suffit plus, et on ne peut plus espérer qu’ils viennent frapper à notre porte sans qu’on intervienne. Les temps ont changé et les bons finissants sont en nombre limité ; ils sont d’ailleurs sollicités depuis plusieurs années par les constructeurs et les concessionnaires.

Pendant que les constructeurs et les concessionnaires écrémaient les centres, on se contentait trop souvent du commentaire de l’autre qui disait que les jeunes qui sortent des écoles ne connaissent rien. Je peux vous dire que ceux qui affirment une telle chose n’ont pas mis les pieds dans un centre de formation professionnelle depuis longtemps.

Une main-d’oeuvre qui se mérite

Comme on ne peut plus se voler des employés les uns aux autres et que nous sommes en situation de plein emploi, nous allons devoir la mériter, cette nouvelle main-d’oeuvre. Cela signifie que nous devons arrêter de lever le nez sur les finissants et accepter le fait que les jeunes ne savent pas tout en commençant chez nous.

Conséquemment, il importe de bien préparer votre équipe à recevoir les nouveaux et d’avoir un mentor prêt à les accompagner. Il est donc essentiel de vous doter d’un programme pour les outils et la formation.

Tout cela veut aussi dire qu’il faut faudra affecter votre jeune à des tâches intéressantes, le guider et surtout lui donner une tape dans le dos quand il le mérite. Ce que les jeunes veulent, c’est être heureux au travail. La question se pose donc : vos employés actuels sont-ils heureux chez vous ? S’ils ne le sont pas, les nouveaux ne viendront pas ou ne resteront pas. Ne croyez surtout pas que le salaire à lui seul parviendra à les retenir. Les jeunes nous l’ont bien dit : celui-ci arrive souvent deuxième – et même troisième – dans leur liste de priorités. Si vos employés sont heureux et fiers de travailler chez vous, ils seront vos meilleurs recruteurs.

La qualité de vie dans votre atelier est devenu obligatoire pour attirer et conserver la main-d’oeuvre. Tous les propriétaires d’ateliers que je connais sont passionnés et heureux ; il doit donc être possible de partager ce bonheur avec la nouvelle génération. Soyez heureux !

Paratagez-le !