Opération « minounes » : la pointe de l’iceberg ?

Opération « minounes » : la pointe de l’iceberg ?
L’opération « Autopsie » du 3 novembre a permis au SPVQ de remettre 132 constats d’infractions en seulement 4 heures, pour des défectuosités mécaniques repérées sur les voitures interceptées.

Le 3 octobre, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) remettait 132 constats d’infraction dans le cadre d’une opération de contrôle de l’état des véhicules sur son territoire.

Les vingt policiers présents ont inspecté plusieurs centaines de véhicules lors de cette opération nommée « Autopsie », afin de repérer les anomalies qui ne devraient pas se retrouver sur nos routes. Des véhicules au pare-brise fissuré, aux pneus usés, aux phares brûlés ou à la mécanique défectueuse ont ainsi été interceptés dans les limites de la ville de Sainte-Foy.

Cette opération policière est loin de me surprendre. Au contraire, elle vient simplement confirmer l’état actuel de notre parc de véhicules, un constat que vous pouvez corroborer tout comme moi et, j’en suis assuré, comme tous les professionnels de l’industrie.

Un laisser-aller inacceptable

Les routes du Québec comptent malheureusement trop de véhicules non sécuritaires ou rendus non conformes par des modifications de toutes sortes. Des véhicules qui compromettent la sécurité de leurs passagers et, surtout, de tous les usagers de la route.

On assiste presque à une épidémie sur nos routes : pneus usés, lentilles de phares ternies, pare-brises usés ou fissurés, freins à main inefficaces, etc. À cela s’ajoute un laisser-aller inacceptable face aux véhicules rendus hors normes par des ajouts ou des modifications effectués à la demande de leurs propriétaires. Vitres avant exagérément teintées, phares teintés, plaques d’immatriculation recouvertes d’une surface teintée, jantes et pneus qui excèdent la carrosserie, blocs optiques non conformes et tuyaux échappement modifiés n’en sont que quelques exemples.

Un manque de mordant

Si nous pouvons saluer ces initiatives des corps policiers, il n’en demeure pas moins que ces opérations sont trop peu fréquentes, trop peu étendues à travers le territoire Québécois et, du même coup, presque entièrement méconnues du public. Les automobilistes craignent ainsi davantage d’être interceptés dans un barrage routier contre l’alcool au volant que dans ce genre d’opération « minounes ».

Comme notre gouvernement actuel vient de prendre place et que les précédents ont été loin de légiférer pour mettre en place des programmes d’inspection mécanique obligatoires, il serait plus que jamais pertinent d’accroître le nombre d’opérations « minounes » et de rendre systématiques les vérifications mécaniques sur nos routes. Ces actions pourraient aussi être combinées aux autres opérations policières, comme les barrages routiers contre l’alcool au volant.

Garagistes, ouvrez l’oeil !

Des opérations plus régulières et, surtout, plus médiatisées auprès des automobilistes pourront permettre d’améliorer l’état du parc automobile actuel en encourageant un meilleur entretien.

À ce chapitre, les résultats de ces opérations « minounes » nous indiquent le fort potentiel que peut représenter la vente de services d’entretien préventif auprès de votre clientèle. Du même coup, rappelons-nous l’importance de prévoir le temps requis à chacun des rendez-vous en portant aussi attention à l’âge du véhicule qui vous est confié.

Considérant la fiabilité accrue des véhicules livrés au cours des dernières décennies et, en conséquence, les visites plus espacées et surtout moins fréquentes au garage, êtes-vous vraiment étonné des résultats de cette opération ?

Paratagez-le !