CPA Montréal : unis autour des enjeux technologiques

CPA Montréal technologies  
Pierre Beaudoin, TCEVRQ; Pierre Langlois, consultant en mobilité électrique, Physicien et Ph. D et Suzanne Proulx, directrice générale, CPA Montréal. (Photos : Thomas Ethier)

CPA Montréal rassemblait 65 acteurs des divers secteurs de l’industrie pour son 2e Chantier sur l’entretiens et la réparation des véhicules électriques, qui se tenait le 25 janvier au Centre de formation Laurier McDonald.

– Pour un aperçut en images de l’évènement, consultez notre photoreportage au bas de la page. –

Représentants des principales associations de l’industrie, des centres de formation, des bannières et du Ministère de l’Éducation étaient réunis autour des grands enjeux entourant la formation de la main-d’œuvre qui devra faire face à aux technologies de ruptures des prochaines années.

On prévoit en bref que d’ici 2025, l’industrie atteindra un point de bascule à partir duquel les nouvelles technologies électriques prendront définitivement le dessus. Enjeux autour desquels se sera construite cette journée d’information et de concertation.

« Ce 2e chantier nous permet de rassembler les décideurs de tous les secteurs concernés de l’industrie, pour que nous travaillions tous ensemble à trouver des solutions pour la formation de notre relève », résume Suzanne Proulx, directrice générale de CPA Montréal.

« Aujourd’hui, nous souhaitons collectivement faire des constats pour trouver, tous ensemble, les meilleures solutions qui nous assureront d’avoir une main-d’œuvre apte à maitriser ces nouvelles technologies, au moment où elles deviendront la norme », ajoute-t-elle.

Lieu de concertation

Les participants ont notamment été conviés en après-midi à des discussions en petits groupes, où chacun aura eu son mot à dire par rapport aux enjeux et solutions entourant la formation face aux nouvelles technologies.

Plusieurs préoccupations concernaient les programmes de formation. André Royer, Responsable à la formation professionnelle au Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, était présent. « Il s’agit d’une occasion unique pour tous, et cet évènement va certainement nous servir au Ministère pour le développement du nouveau DEP en Mécanique automobile. », a-t-il déclaré.

« Il est très encourageant de voir tous les secteurs se mobiliser ainsi de façon proactive. On observe une réelle concertation entre les acteurs influents comme CPA, le CSMO-Auto, les Centres de formation professionnelle et les bannières », a-t-il ajouté.

Des enjeux d’avenir

Les participants ont eu droit en début de journée à un portrait détaillé de l’avenir de la mobilité, par le consultant en mobilité électrique Pierre Langlois, Physicien et Ph. D. Questionné sur l’avenir du marché secondaire de l’automobile, M. Langlois prévoit le même sort aux ateliers de mécanique qu’à un grand nombre de secteurs, qui devront somme toute se redéfinir.

« Comme toutes technologies, celles entourant la mobilité électrique et autonome suit une courbe exponentielle. La société dans son ensemble vivra de profondes transformations autour des modes de transport », a-t-il avancé.

« Nous vivons une période de transition vers un mode de transport en commun autonome, a-t-il souligné.  On le voit déjà : là où ils le peuvent, les jeunes se tournent vers des solutions de mobilité de partage, et sont de moins en moins nombreux à vouloir s’acheter une voiture.»

André Royer, Responsable à la formation professionnelle au Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, a pris part à une discussion animée par Sophie Rouleau, présidente du CÉTÉMM.
Six groupes ont ainsi été formés pour permettre à tous de se prononcer sur l’avenir de la formation.
Danielle Le Chasseur, directrice générale du CSMO-Auto et directrice générale de CPA Montréal.
Le consultant en mobilité électrique Pierre Langlois, Physicien et Ph. D
Les participants à la réunion ont eu droit à une visite guidée du Centre de formation Laurier McDonald
Comme l’a expliqué le guide, les élèves sont d’abord formés aux technologies électrique par un cours théorique de 10 heures.
Les élèves passent au côté pratique de l’électricité avec un cours de 65 heures sur les lumières.
Le garage contient 24 aires de travail
L’atelier d’injection et d’allumage comprend 24 moteurs.
Le Centre est équipé pour accueillir un grand nombre d’élèves.
L’atelier de soudure comprend 140 postes de soudage au gaz, ventilés par le bas ou par le haut.

 

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