Ne laissez pas dormir l’argent sous le capot

Ne laissez pas dormir l’argent sous le capot
Il faut oser s’approprier ce qui se trouve sous le capot.

En période de pointe alors que tout va vite, on passe trop peu de temps à bien inspecter sous le capot.

Nous sommes maintenant arrivés au printemps. Puisque vous serez débordés, la tentation sera forte de ne vous occuper que des pneus et des éléments apparents qui nécessiteront une réparation immédiate. Tout ce qui est sous le capot devra peut-être attendre.

Je vous comprends, parce que je suis moi-même dans ce que je pourrais qualifier de chaîne alimentaire. Au téléphone, on ressent votre stress. Que voulez-vous, notre climat et l’état de nos routes imposent cette situation qui revient tous les ans, selon la rigueur de l’hiver et la douceur du printemps.

Une situation complexe

Lorsqu’on ouvre le capot, l’approche à adopter sera très différente selon l’année du véhicule et le type de moteur ; avec ou sans turbo, ou à injection directe. L’évolution constante de la technologie des moteurs, avec la diminution de cylindrée et l’augmentation de la puissance, demande une grande vigilance. Sans parler des véhicules hybrides ou électriques.

Le technicien devra être très professionnel face à des procédures d’entretien précises. L’utilisation d’équipements spécifiques et les changements de pièces vont imposer la vente et l’installation d’ensembles, et le coût des réparations augmentera.

Des éléments à surveiller

Le compartiment moteur renferme beaucoup d’opportunités d’entretien de base malheureusement oubliées. On ne le fait plus parce qu’il n’est pas inclus dans le plan d’inspection, ou simplement par manque d’information. Par exemple, les bougies avec les capuchons, l’huile synthétique avec un filtre qui lui correspond, le filtre à air de qualité deviennent très importants avec un moteur turbo ; l’injection directe demande l’inspection des valves d’admission avec une photo montrant la quantité de carbone accumulé, puis l’opération de nettoyage.

La préparation de l’estimation prendra plus de temps et deviendra plus complexe. Assurez-vous que le technicien a bien inspecté et lu la procédure de vérification de Mitchell 1 ou d’ALLDATA. Vous pouvez aussi valider avec le conseiller du magasin de pièces pour obtenir les dernières solutions disponibles. Il pourra vous renseigner parce qu’il a accès au fournisseur de pièces, qui lui offre la formation et les feuillets explicatifs concernant l’approche spécifique pour effectuer une réparation.

Être rigoureux

Je m’explique : après l’inspection du système électrique, le diagnostic demande un changement d’alternateur. La réparation et l’estimation doivent contenir plusieurs autres pièces connexes, comme pour l’installation de l’ensemble de courroies multifonctions, qui comprend poulie, tensionneur et « serpentine ». De plus, on devra probablement changer en même temps la poulie découpleuse – si le véhicule en est muni – pour éviter les retours de réparation.

Pour terminer, c’est sous le capot que sont apparus les plus grands changements des dernières années. Le besoin de formation et d’information est crucial pour ne pas faire grimper le coût des réparations et l’insatisfaction de la clientèle, et diminuer la longévité des moteurs.

Le technicien d’atelier, l’aviseur technique au service et le technicien aux pièces doivent devenir complices des nouvelles connaissances et pratiques incontournables que la technologie nous apporte précisément sous le capot.

Paratagez-le !