Le Garagiste juin 2019

Le Garagiste juin 2019
Le Garagiste juin 2019

L’édition de juin 2019 du magazine Le Garagiste est maintenant disponible en ligne. Vous pouvez la consulter ici, mais d’abord, quelques mots du rédacteur en chef du magazine, Michel Beaunoyer.

Touche pas à mes bébelles

Je me souviens d’un grille-pain que mon père avait réparé sur la table de la cuisine, dans une mer de miettes…

cette époque, quand un objet d’usage courant tombait en panne, le premier bricoleur venu muni d’un coffre à outils de dépannage pouvait aspirer à devenir le héros de la famille en remettant l’appareil en marche. Moi-même qui ne suis pas un monsieur Bricole certifié, j’ai su redonner vie à un vieil aspirateur de deuxième génération.

Il en va de même dans le domaine automobile. À notre époque où les consommateurs commencent à se poser de sérieuses questions sur l’obsolescence programmée de leurs appareils électroniques, des voix s’élèvent pour demander de connaître plus clairement la durée de vie des équipements qu’ils achètent, mais aussi s’il sera possible de les réparer ou de les faire réparer.

Droit de réparer

Cela nous mène justement au droit de réparer. Si un technicien automobile doit avoir des outils spécifiques et dispendieux pour réparer une voiture, mener une enquête pour trouver des processus de réparation et se transformer en informaticien pour dénicher les données nécessaires pour effectuer son travail, on se rejoint au même endroit. Quand on achète une voiture, elle vient avec tous les équipements souhaités, mais aussi avec la liberté de la faire réparer dans l’atelier de notre choix.

J’espère que la pression populaire sur les grands constructeurs de ce monde pour qu’ils arrêtent de nous vendre à fort prix des biens jetables, avec pour seul objectif de nous en faire acheter de nouveaux, aura un impact sur le secteur automobile. Évidemment, les gens connaissent mieux leur téléphone intelligent que le fonctionnement de leur voiture bardée de technologies. Mais s’ils pouvaient réaliser comment leur droit est indirectement bafoué, ils pousseraient dans une direction qui serait favorable à tout le marché secondaire automobile.

Il est grand temps d’en prendre conscience avant de se retrouver dans une situation similaire à celle qui prévaut présentement dans le domaine de l’électronique : une situation où seuls les concessionnaires seront aptes à réparer les voitures qu’ils vendent.

Lire Le Garagiste de juin 2019

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