La crainte de l’avenir

La crainte de l'avenir
Les systèmes anticollision se multiplient pour réduire la fréquence et la gravité des accidents.

La crainte de l’avenir s’impose souvent lorsque nous sommes dans l’ignorance. Une fois la connaissance acquise, la peur tend à disparaître.

Dans la frénésie de vouloir innover, se dépasser et battre la concurrence, les constructeurs intègrent constamment une multitude de capteurs, caméras et détecteurs dans la conception de leurs véhicules.

Certains dispositifs peuvent être considérés comme des gadgets de luxe, comme la réflexion du logo de la marque sur le pavé à l’approche du véhicule. D’autres ont comme objectif d’accroître le confort, tels les sièges chauffants et électriques multipositions.

En consultant la liste des accessoires intégrés affichée sur la vitre d’une voiture neuve, on réalise que même une voiture d’entrée de gamme contient une multitude de systèmes qui, il n’y a que quelques années encore, ne se trouvaient que sur les voitures de luxe.

La sécurité

Cependant, au cours des dernières années, il y a eu une émergence de systèmes électroniques intégrés mettant l’accent sur l’aide à la conduite. Cette nouvelle tendance ne relève pas uniquement du gadget, mais fait partie de l’offre du constructeur pour assurer la sécurité des passagers et de prévenir les collisions.

À titre d’exemple, le système ActivSense de Mazda, développé au cours des dernières années, est déjà en équipement de base sur sa gamme de modèles, incluant les voitures compactes.

Les capteurs et caméras dissimulés derrière le pare-brise sont en mesure d’agir comme détecteurs de pluie pour les essuie-glaces, de déclencher automatiquement les feux de route ou de procurer un freinage assisté en cas d’urgence.

Ce type d’équipement n’est pas unique à Mazda, car la concurrence force les autres constructeurs à l’inclure dans leur production afin de rester dans la course. Il se peut même qu’un jour, ces systèmes deviennent obligatoires pour freiner la croissance des collisions dues aux erreurs humaines.

Une réaction en chaîne

Toute cette évolution représente un grand défi pour les ateliers. Les systèmes d’aide à la conduite touchent le contrôle de la vitesse, la suspension, la direction et les freins. Chaque innovation est reliée à un système déjà existant. On a beau avoir de bons techniciens, ils doivent être plus nombreux et on doit s’assurer que leur formation est continue.

Si les dirigeants de l’industrie veulent les appuyer, il serait bon de travailler sur deux fronts. Il incombe à l’AIA Canada de continuer à exercer son leadership à travers des programmes comme le PASA afin que nos ateliers ne soient pas laissés à eux-mêmes, tout en poursuivant ses efforts auprès des gouvernements pour faire aboutir le dossier du droit à la réparation.

L’autre front impliquerait les grands distributeurs canadiens qui, en collaboration avec les fournisseurs, sont en mesure de créer une proximité avec leurs grossistes et leurs ateliers afin de mobiliser les efforts de formation concertés et d’assurer la relève.

Les jeunes

Il faut faire confiance à nos jeunes. Ils font partie de la génération Y ou des milléniaux, pour qui le fait de consulter un écran représente une zone de confort. Il serait primordial de voir avec le ministère de l’Éducation si le programme de formation de 1800 heures est suffisant pour permettre à nos finissants d’entrer bien formés sur le marché du travail. Si ce cours est amélioré, les programmes de formation donnés par l’industrie en seront allégés.

Ces nouvelles technologies n’iront qu’en s’imposant. Laissez tomber vos appréhensions et apprenez à les connaître sous toutes leurs facettes !

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